Rythmes scolaires: A Lyon, moins d'un animateur sur deux n'a le BAFA

EDUCATION Deux mois et demi après la mise en place des rythmes scolaires, la ville de Lyon dresse un premier bilan...

Caroline Girardon

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Lyon, le 5 septembre 2014
Reportage à l'ecole Paul Painleve a l'occasion de la mise en place des activites periscolaires. A Lyon, elles sont regroupees le vendredi apres-midi
Lyon, le 5 septembre 2014 Reportage à l'ecole Paul Painleve a l'occasion de la mise en place des activites periscolaires. A Lyon, elles sont regroupees le vendredi apres-midi —

«Du bricolage» Un mot qui revient souvent dans la bouche des parents au sujet des rythmes scolaires. A l'heure du premier bilan, les impressions restent mitigées. Deux mois et demi après la mise en places des activités périscolaires dans les écoles lyonnaises, les syndicats sont critiques.

«Cela s'apparente parfois à de la garderie, déplore le Snuipp. Lorsque les établissements font appel à des structures déjà existantes comme les maisons de l'enfance ou les MJC, ça fonctionne beaucoup mieux. Mais quand les animations sont confiées à des étudiants, peu qualifiés, la qualité n'est pas forcément au rendez-vous.»

Deux types d'organisations

Un constat partagé par les parents d'élèves. «Il y a vraiment deux types d'organisation, observe Stéphanie Léger, représentante de la FCPE, fédération des conseils de parents d'élèves. Les programmes sont globalement mieux pensés et plus intéressants lorsque les activités sont confiées à des associations. C'est est rodé.» Et de poursuivre: «En revanche, on note que les activités n'ont pas forcément un lien avec ce qui est mis en place par les équipes pédagogiques de l'établissement.»

«Il faut du temps pour que les choses se mettent en place, parvenir à valoriser le savoir-faire des enfants», répond Jacques Raynaud, chargé de mission à la fédération des MJC du Rhône, qui parle d'une «réforme révolutionnaire».

Moins de 50% des animateurs ont le Bafa

De son côté, la ville de Lyon, où près de 63% des enfants sont inscrits aux activités du vendredi après-midi, reconnaît quelques difficultés. Notamment au niveau du recrutement des animateurs qui n'ont pas toujours les compétences requises. Moins d'un sur deux est titulaire du BAFA. Or, c'est la condition nécessaire à l'agrément d'accueil de loisirs.

«Il faut que 50% minimum des animateurs soient titulaires du BAFA, 30% en cours de formation, les 20% restants pouvant ne pas avoir de qualification», précise Jacques Raynaud. «Les procédures d'agréments de certains centres sont en cours. Quelque 160 animateurs sont actuellement en cours de formation, rassure Anne Brugnera, adjointe déléguée à l'Education. Ils auront leur BAFA avant le printemps. Nous serons dans les clous.»