Lyon : Le Rhône, 11e au palmarès de l’Ecologie 2014

ENVIRONNEMENT En l’espace d’un an, le département est passé de la 41e à la 11e place au classement de l’Ecologie établi par l’hebdomadaire… On vous explique ce qui s’est amélioré…

Elisa Frisullo

— 

Chez Arkema, basée en plein couloir de la chimie, à Pierre-Bénite, une mare a été aménagée sur une friche industrielle pour attirer les oiseaux migrateurs, les castors et libellules. A défaut de supprimer la pollution sur le site, ouvert depuis 1902, cela permet selon Naturama, association environnementale, d’œuvrer pour le maintien et le développement de la faune et la flore présente sur ces zones d’anciens marécages.
Chez Arkema, basée en plein couloir de la chimie, à Pierre-Bénite, une mare a été aménagée sur une friche industrielle pour attirer les oiseaux migrateurs, les castors et libellules. A défaut de supprimer la pollution sur le site, ouvert depuis 1902, cela permet selon Naturama, association environnementale, d’œuvrer pour le maintien et le développement de la faune et la flore présente sur ces zones d’anciens marécages. — C. VILLEMAIN / 20 MINUTES

Des dizaines de places de gagner. Cette année, le Rhône est classé en 11e position du palmarès annuel de l'écologie, publié jeudi par La Vie en partenariat avec France Bleu et France 3. En 2013, le classement établi après avoir passé au crible les 96 départements français selon une multitude de critères (qualité de l’eau, agenda 21, qualité de l’air, gestion des déchets …) avait positionné le Rhône à la 41e place. 20 minutes vous explique en trois points ce qui a évolué entre les deux palmarès…

1)Les vraies améliorations

L’évolution la plus fulgurante entre les deux classements concerne la gestion des déchets. En un an, le Rhône est passé de la 59e à la 9e place. Pour établir le palmarès, l’hebdomadaire a notamment passé au peigne fin les chiffres de la collecte et de la valorisation des déchets ainsi que leur évolution entre 2009 et 2011.

En la matière, le département a pas mal progressé puisque, selon les chiffres de l’observatoire des déchets en Rhône-Alpes, la quantité d’ordures ménagères assimilées est passée de 288 kg/habitant en 2008 à 231.3 kg/habitants en 2012. Sur la même période, la quantité de déchets recyclables (hors verre) est en revanche passée de 47kg/hab en 2008 à 45 kg/hab en 2012.

Les actions menées en faveur de la biodiversité commencent également à porter leurs fruits dans le département aujourd’hui classé en 3e position du palmarès réalisé par La Vie. En 2013, le Rhône était placé à la 28e place. Cette évolution s’explique notamment par les nombreux projets en cours ou réalisés par les collectivités dans le département en lien avec les associations (Frapna, Ligue de protection des oiseaux…).

Des efforts considérables ont par exemple été faits pour permettre le maintien du faucon pèlerin en plein centre-ville de Lyon par la LPO. La ville de Lyon est également le terrain d’une expérimentation européenne destinée à faire des villes un abri pour les abeilles sauvages…

2) Les mauvais points

Sans surprise, en matière de qualité de l’air, le Rhône fait toujours partie des moins bons élèves, même si entre 2013 et 2014, il est passé de la 96e à la 92e place. Le département est en effet l’un des plus fréquemment pollués aux particules fines. Sur la seule année 2013, le département a connu plus de 55 journées, lors desquelles les seuils d’information ou d’alerte aux poussières ont été déclenchés.

Ces épisodes, fréquents en hiver, sont dûs aux émissions liées au trafic automobile, à l’activité industriel mais surtout aux chauffages à bois défectueux.

En matière de qualité de l’eau, le Rhône perd dix places par rapport à 2013 au palmarès de l’Ecologie (71e en 2014). Dans cette catégorie,  la qualité de l’eau de consommation, des eaux de baignade et du milieu naturel rentrent en compte, tout comme le niveau et la nature des pesticides qui y sont retrouvés.

3) Les avancées progressives

En matière d’agriculture biologique, le Rhône avance progressivement mais sûrement. Dans cette catégorie, qui évalue le nombre de producteurs  biologiques et leurs évolutions par rapport à 2012, mais également les surfaces cultivées en bio ou en conversion, le département se classe à la 30e place(40e en 2013).

En matière d’énergies renouvelables aussi, il progresse cette année puisqu’il se positionne au 51e rang du palmarès (67e en 2013).