Lyon: Les Rhônalpins et leur argent en quatre points

BUDGET Une enquête réalisée par Cetelem et l’Institut BVA dévoilait ce lundi les principaux arbitrages faits par les habitants de Rhône-Alpes pour gérer leur budget en temps de crise...

Elisa Frisullo

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Paris le 04 fevrier 2013. Illustration epargne argent billet de banque tenus dans une main.
Paris le 04 fevrier 2013. Illustration epargne argent billet de banque tenus dans une main. — A. GELEBART / 20 MINUTES

En temps de crise, les Rhônalpins sont prudents et prévoyants. C’est ce qui ressort de l’enquête nationale réalisée par Cetelem et l’institut BVA auprès de 5111 personnes, dont les résultats ont été dévoilés ce jeudi par le spécialiste du crédit à la consommation. 20 Minutes vous dévoile les quatre principaux enseignements de cette étude, menée du 24 février au 2 mars dernier.

1) Des dépenses suivies au jour le jour

Dans la gestion de leur budget, les Rhônalpins ne sont pas du genre à mettre la tête dans le sable. Pour éviter les mauvaises surprises à la fin du mois, ils n’ont pas trouvé mieux que de suivre très régulièrement leur situation financière. «88% d’entre eux déclarent suivre leurs comptes quotidiennement ou très régulièrement, soit quatre points de plus que la moyenne nationale», indique Cetelem. Ils sont également plus prévoyants que l’ensemble des Français, en ce qui concerne le financement des études de leurs enfants notamment, puisque 48% d’entre eux (contre 41% au niveau national) ont ouvert un compte épargne ou font régulièrement des heures supplémentaires pour être en mesure, le moment venu, d’aider leurs progénitures.

2) Moins d’argent de poche qu’ailleurs

Chez les Rhônalpins, la gestion du budget est une affaire de famille. 60% des parents interrogés disent évoquer avec leurs enfants la question du budget. «C’est quatre points de plus que la moyenne nationale», ajoute la société de crédits. Et pour responsabiliser leurs charmantes têtes blondes, ils n’hésitent pas à leur apprendre à gérer leur argent de poche. Les 37% de parents qui donnent un petit pécule à leurs enfants donnent en moyenne 22 euros par mois, soit 12 euros de moins que la moyenne nationale. Ils sont également plus attentifs à l’usage qui en sera fait puisque seuls 25% des familles déclarent laisser leurs bambins libres d’utiliser leur argent comme bon leur semble, contre 29% sur la France entière.

3) Un budget santé important, mais maîtrisé

En matière de santé, les habitants de la région Rhône-Alpes préfèrent ne pas prendre de risques. Plus de 65% d’entre eux sont très attachés à leurs complémentaires santé et n’envisagent pas d’y renoncer. Mais là encore, ils restent attentifs à leurs dépenses et 65% déclarent faire des sacrifices dans ce domaine, contre 58% au niveau national. Pour maîtriser leur facture santé, ils sont nombreux à déclarer avoir recours «aux remèdes de grands-mères» (62%) pour se soigner, soit 10 points de plus que l’ensemble des Français.

4 ) Des petits plaisirs maintenus

En ces temps de crise, 80% des habitants de la région disent avoir eu «un comportement contraint pour des raisons financières au cours de ces douze derniers mois», précise l’enquête. Environ 60% ont dû renoncer à des travaux, des achats prévus pour leur logement (meubles, électroménager, décoration…) et 55% disent avoir diminué leurs déplacements jugés trop chers (50% au niveau national). Mais les Rhônalpins ne sont pas prêts à renoncer à tout. Même en cas de difficultés financières, la moitié d’entre eux continue de s’offrir un petit plaisir de temps en temps, en allant au cinéma, au restaurant ou au musée.