ASSE-Inter: Le journaliste Philippe Genin annonce «un match décisif pour les Verts»

Football Après trois résultats nuls en Ligue Europa, Saint-Etienne accueille l’Inter Milan ce jeudi…

Propos recueillis par Cyrille Pac
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Loïc Perrin à la lutte avec Rodrigo Palacio lors du match aller. (AP Photo/Antonio Calanni)/XAC111/300317722906/1410232255
Loïc Perrin à la lutte avec Rodrigo Palacio lors du match aller. (AP Photo/Antonio Calanni)/XAC111/300317722906/1410232255 — Antonio Calanni/AP/SIPA

Le journaliste Philippe Genin, spécialiste du football italien, commentera la rencontre Saint-Etienne-Inter Milan jeudi (19h) sur BeIN Sport. Et il connaît particulièrement bien le Chaudron.

Comment appréhendez-vous la rencontre entre Saint-Etienne et l’Inter Milan?
C’est un match décisif, surtout pour les Verts qui restent sur trois matches nuls, 0-0, sans marquer le moindre but. C’est une rencontre charnière car le Dnipro arrive derrière et que c’est l’une des deux plus belles équipes de ce groupe. Il faut prendre les trois points.

Les deux équipes de brillent pas. Est-ce tout de même une affiche?
C’est d’abord une belle affiche pour les Français. Le match a lieu à Geoffroy-Guichard, à guichets fermés, et même si le stade est en travaux, ce sera une belle fête. Sportivement, Saint-Etienne est aujourd’hui une place forte du foot français. L’Inter est, à l’image du foot italien, en reconstruction en raison de la crise économique. On l’a vu dernièrement avec la Roma ou le Milan AC. Ça m’agace d’entendre dire partout que le foot italien se porte mal. Mais regardez ce qu’il se passe ailleurs: seuls trois clubs se distinguent en Espagne, tout comme en Angleterre ou en Allemagne. En Italie,  les clubs se reconstruisent en fonction du fair-play financier. L’Inter se cherche encore et ce match est peut-être couperet pour l’entraîneur, Walter Mazzarri.

Vous formez une doublette de commentateurs avec l’ancien joueur Bruno Cheyrou. Comment vous préparez-vous?
Cela fait maintenant deux ans et demi que nous travaillons ensemble. On a désormais des automatismes. Mais on s’envoie régulièrement des SMS dans la journée pour s’échanger des infos. On a déjà ce match dans la tête depuis quelques jours, d’autant que nous avons aussi commenté le match aller.

Avez-vous des souvenirs particuliers de commentaires de match à Geoffroy-Guichard?
Le Chaudron est mythique… C’est un de ces stades dont on aime tellement l’ambiance! Je me souviens du match qui a permis à Saint-Etienne de retrouver l’Europe. L’équipe affrontait Monaco [en 2008, 4-0 à la 38e journée] et a réussi à décrocher une grosse victoire, engendrant l’envahissement du terrain par les supporters! A Saint-Etienne, il y avait Fredy Guarin, qu’on retrouvera jeudi sous le maillot de l’Inter, mais qui jouait peu car l’entraîneur de l’époque [Laurent Roussey] ne croyait pas en lui. Déçu de ne pas avoir participé à cette rencontre, je l’ai aperçu plus tard pleurant dans le couloir.

Saint-Etienne reste particulier pour vous…
Oui, j’ai travaillé là-bas pendant sept ans à NRJ. J’avais été embauché par Francis Graille [ancien président de Lille et du PSG]. Mon fils est né à Saint-Etienne, j’ai donc beaucoup d’attaches personnelles avec cette ville.