Pourquoi l'OL peut afficher ses ambitions

FOOTBALL Troisièmes de L1, rien n'arrête les Lyonnais...

Cyrille Pac

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Steed Malbranque est souvent performant quand il est aligné.
Steed Malbranque est souvent performant quand il est aligné. — JEFFROY GUY/SIPA

Quatre victoires de suite, huit matches sans défaite, 12 buts en quatre journées et une première victoire à l’extérieur: l’OL fait à nouveau peur et a de bonnes raisons de nourrir de grandes ambitions.

1. Un attaquant en feu
Avec 10 buts en 12 journées, Alexandre Lacazette marche sur les traces de ses plus illustres prédécesseurs à l’OL (Benzema, Anderson...). «Lyon a un «Monsieur plus » avec Alexandre Lacazette qui vient terminer le travail de fort belle manière», a reconnu Claude Puel, l’entraîneur niçois qui a lancé le buteur quand il dirigeait l’OL. De plus en plus important dans l’équipe, le jeune attaquant assume ses responsabilités. Il a ainsi porté le brassard en l’absence de Maxime Gonalons à Nice. «Il est sur une bonne dynamique, se réjouit Hubert Fournier. C’est un garçon qui aime les responsabilités. Etre capitaine de l’OL, pour lui, c’est important. Il a une bonne période.»

2. Un collectif rôdé
Après un début de saison chaotique, l’OL a trouvé son rythme de croisière. Sur la base du travail effectué par Rémi Garde l’an dernier, Fournier a apporté une dimension offensive et spectaculaire. «L’OL est une équipe aguerrie et dynamique, avait analysé Marcelo Bielsa, l’entraîneur de l’OM après la défaite de son équipe à Gerland. Les joueurs défendent bien et courent beaucoup.» Il a fallu, pour cela, rectifier la préparation physique critiquée cet été. Les automatismes et la confiance sont là et l'équipe répond présent aussi dans les grands événements (match nul à Paris, victoires contre l'OM et Lille). Le dernier blocage a été levé ce week-end: Lyon a remporté sa première victoire à l'extérieur en championnat cette saison (3-1 à Nice).

3. Un banc profond
Samedi, à Nice, pas moins de cinq titulaires manquaient à l’appel (Gonalons, Fofana, Ferri, Grenier, Gourcuff) sans que cela s’en ressente sur le terrain alors que ce n’était pas le cas en début de saison. Même le forfait soudain de Gourcuff (touché aux adducteurs) n'a eu aucune conséquence. «On a montré qu’on avait un bon banc», s’enthousiasme Lacazette. Avec la belle série actuelle, les joueurs emboîtent le pas du président Aulas qui, le premier, avait parlé de Ligue des champions. Alexandre Lacazette ose ainsi désormais ouvertement «viser le podium».