Lyon: Le Conseil général du Rhône veut faire payer Vinci pour le retard du musée des Confluences

TRAVAUX Mécontent du retard accumulé sur un chantier, le Département va faire voter mardi une délibération demandant une pénalité de 41,6 millions d’euros au constructeur...

N.V-M.

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Lyon, le 1er octobre 2014
Vue du musée des Clonfluences qui doit ouvrir au grand public le 20 décembre 2014
Lyon, le 1er octobre 2014 Vue du musée des Clonfluences qui doit ouvrir au grand public le 20 décembre 2014 —

Le Conseil général du Rhône doit voter mardi une délibération demandant à Vinci de payer 41,6 millions d’euros de pénalités pour le retard pris lors de la construction du musée des Confluences dans le 2e arrondissement de Lyon. Le constructeur refuse et a envoyé une lettre vendredi à l’ensemble des conseillers généraux pour leur demander de ne pas approuver ce texte.

Michel Mercier, premier vice-président du Conseil général, considère que «cette demande est la pure application du contrat qui lie Vinci et le Conseil général». L’ancien ministre de la Justice sait très bien que, «dans sa jurisprudence, le Conseil d’Etat a limité les pénalités à 25% du montant du marché». Dans le cas du musée des Confluences, le contrat est de 118 millions d’euros et les pénalités ne peuvent pas dépasser 29,5 millions d’euros. Seulement, «si on ne réclame pas 41 millions, c’est un cadeau que nous faisons à Vinci et on se met dans l'illégalité», martèle-t-il.

Ouverture le 20 décembre

Le Département n’avait pas d’autre choix que de demander les pénalités lors de cette séance, «la dernière avant la fin des travaux prévue le 28 novembre», assure Michel Mercier.

Estimé à 267 millions d’euros, le musée devrait ouvrir le 20 décembre après plus d’une décennie de tergiversations politiques et financières. A l’origine du projet en 2001, un prix de 60 millions d’euros était alors avancé par le Conseil général du Rhône, porteur du projet.

Le groupe Vinci a été désigné constructeur de l’ouvrage ressemblant à une soucoupe volante de verre et de béton, en 2010. Les travaux ont pris un retard de 14 mois. Cette délibération, qui n’est pas une obligation légale, fait débat au sein du Conseil général, selon Lyon Capitale. Les opposants à la majorité actuelle estiment que l’ancien président du département souhaite seulement faire baisser la facture salée de l’ouvrage.