Lyon: La Part-Dieu et Confluence veulent améliorer l'accueil des handicapés

HANDICAP Une partie du personnel des deux centres commerciaux a spécialement été formée pour orienter et renseigner les handicapés mentaux...

Caroline Girardon

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Lyon, le 27 octobre 2014
Le centres commerciaux de la Part-Dieu et de Confluence ont reçu le certificat S3A, symbole d'accueil, d'accompagnement et d'accessibilité des personnes handicapées mentales.
Lyon, le 27 octobre 2014 Le centres commerciaux de la Part-Dieu et de Confluence ont reçu le certificat S3A, symbole d'accueil, d'accompagnement et d'accessibilité des personnes handicapées mentales. —

Imaginez-vous, dépourvus de tout repère, incapables de savoir dans quel sens se diriger. Pire encore, incapables de vous adresser à une vendeuse pour lui demander un petit renseignement. C'est la situation à laquelle sont régulièrement confrontées les personnes handicapées mentales.

A Lyon, les centres commerciaux de la Part-Dieu et de Confluence ont formé leurs personnels afin qu'ils appréhendent mieux le handicap mental et adoptent les bons réflexes. Ce qui leur a permis de recevoir lundi le certificat d'utilisation du pictogramme S3A.

Le certificat S3A assurant qu'un établissement peut recevoir convenablement une personne handicapée - UNAPEI

 «Ce n'est pas seulement une affaire de rampes inclinées pour les fauteuils roulant. C'est une façon de se questionner en permanence. Car l'objectif est de démystifier un certain nombre de clichés», précise Marie-Laurence Madignier, présidente de l'Adapei du Rhône (association départementale des associations de parents, de personnes handicapées mentales, et de leurs amis).

«Il s'agit de désamorcer la crainte des commerçants afin qu'ils sachent entamer un dialogue», explique Bruno Le Maire, responsable de la formation. Une situation qui passe avant tout par des gestes simples comme ne pas infantiliser la personne handicapée, se montrer patient ou encore lui laisser le temps de s'exprimer sans lui couper la parole.

Etre autonome

«26,4% de la population en France est handicapée, note Christel Prado, présidente de la l'Unapei. Ce n'est donc pas une petite frange de consommateurs.» L'objectif de la formation est ainsi double : aider les commerçants tout en facilitant la démarche des visiteurs handicapés.

«Il faut qu'ils puissent faire également leur shopping comme tout le monde, sans avoir besoin d'un accompagnateur, explique Bruno Le Maire. Il faut aussi que les familles ayant des enfants handicapés se sentent à l'aise et ne soient pas regardées comme des étrangers.»

Pour l'instant sur les 270 enseignes recensées à la Part-Dieu, entre 20 et 25% se sont portées volontaires. «La suite des formations va suivre, assure Jean-Philippe Pelou, le directeur du centre. En revanche, 80% de nos prestataires qui assurent la sécurité ou le gardiennage dans les parkings ont déjà été formés.»