Lyon : Le festival Lumière s’achève sur un hommage de Pedro Almodovar

CINÉMA Lors de la séance de clôture, qui s’est déroulée ce dimanche à la Halle Tony Garnier, le réalisateur espagnol, s’est dit «transi d’émotions» à l’issue de son passage à Lyon...

Elisa Frisullo

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LYON, le 17/10/2014 Juliette BINOCHE felicite Pedro ALMODOVAR lors de la soiree de remise du prix Lumiere pendant le festival Lumiere/ELSNER_1300.17/Credit:Fabrice Elsner/SIPA/1410181333
LYON, le 17/10/2014 Juliette BINOCHE felicite Pedro ALMODOVAR lors de la soiree de remise du prix Lumiere pendant le festival Lumiere/ELSNER_1300.17/Credit:Fabrice Elsner/SIPA/1410181333 — SIPA

Une halle Tony-Garnier pleine à craquer, des spectateurs conquis et survoltés. La sixième édition du festival Lumière s’est achevée dimanche sur une ovation du public lyonnais à Pedro Almodovar. Un hommage auquel le réalisateur espagnol, qui s’est vu décerner vendredi le prix Lumière 2014, a répondu en honorant à son tour le festival lyonnais. «Cela fait trois jours que je suis à Lyon et je suis vraiment transi d’émotions», a déclaré le réalisateur de En chair et en os, Volver ou encore de Tout sur ma mère (1999), projeté dimanche en clôture de la semaine cinématographique.

Le prix des lycéens

«Bien avant de venir, je rêvais depuis 30 ans que quelque chose m’arrive comme ce qui m’est arrivé ici à Lyon. Ce n’est pas seulement du bonheur que j’ai ressenti à Lyon, c’est aussi des surprises merveilleuses. Sans doute la plus extraordinaire, la plus inattendue, c’est celle que m’ont donnée ces jeunes tout à l’heure en me nommant premier prix ex aequo avec Franck Capra». Pour la première fois cette année, des lycéens de l’agglomération lyonnaise étaient en effet invités à décerner un prix à leur film préféré. Une distinction totalement symbolique décernée au réalisateur et scénariste américain pour son film La vie est belle et à Pedro Almodovar pour Talons aiguilles.

D'innombrables stars

Avant de s’éclipser de la scène Lyonnaise, Pedro Almodovar a souhaité que ce festival devienne «centenaire» et «nous survive à tous». En réponse à ce souhait et aux appels du pied, répétés avec beaucoup d’humour sur la scène de la halle par le directeur du festival Thierry Frémaux, le maire de Lyon Gérard Collomb a, sans surprise, donné rendez-vous au public en 2015 pour une septième édition.

Une évidence tant, au fil des années, le festival lyonnais s’est imposé comme l’un des rendez-vous incontournables du cinéma français. Preuve de cette attractivité, la semaine lyonnaise, lancée lundi par l’actrice américaine Faye Denaway, a attiré d’innombrables personnalités du 7e art. Parmi elles, les actrices françaises Juliette Binoche, Bérénice Bejo, Brigitte Fossey, l’italo-américaine Isabella Rossellini et les réalisateurs Xavier Dolan, Alain Cavalier ou encore Costa Gavras.

Le public a également répondu présent en allant découvrir ou revoir l’un des nombreux films classiques, incontournables et chefs-d’œuvre proposés dans les salles du Grand Lyon. L’organisation du festival, qui avait attiré 90 000 spectateurs en 2013, devrait dévoiler les chiffres de fréquentation de la semaine Lumière dans les prochaines heures.