Villeurbanne: La Première guerre mondiale racontée en musique aux écoliers

MÉMOIRE La compagnie Premier acte a entamé ce mardi matin une tournée de écoles Villeurbannaises, pour présenter un spectacle mélangeant lecture de lettres de soldats de la Première guerre mondiale et musique...

Nicolas Vaux Montagny

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Le 14 octobre 2014, Villeurbanne. Les écoliers de Villeurbanne assistent à un spectacle consacré à la Premiere guerre mondiale et découvrent des lettres écrites par les poilus pour leurs familles.
Le 14 octobre 2014, Villeurbanne. Les écoliers de Villeurbanne assistent à un spectacle consacré à la Premiere guerre mondiale et découvrent des lettres écrites par les poilus pour leurs familles. — N. Vaux Montagny / 20 Minutes

La soixantaine d’écoliers de CM1 et CM2 de l’école Château-Gaillard de Villeurbanne a ri au prononcé du  terme «poilus», lors d’une lecture de lettres de soldats morts pendant la Première Guerre mondiale. Mais pas seulement. Mardi matin, ils ont aussi été attentifs et captivés par la voix de la conteuse Claude Leprêtre accompagnée par Gilbert Gandil à la guitare.

Le sujet ne prête pas à la rigolade et certaines lettres du spectacle «Je t’embrasse pour la vie» jugées trop explicites, voire dérangeantes, n’ont pas été lues aux écoliers. Jean-Paul Bret, le maire socialiste de Villeurbanne présent pour cette première, a estimé que le spectacle d’une demi-heure était «un bon support pédagogique». Treize représentations doivent être données dans des écoles publiques et privées de Villeurbanne dans le cadre du centenaire de la Première guerre mondiale.

Raconter la vie pendant la guerre

«La guerre est assez abstraite pour eux», considère Annie Torrès, conseillère pédagogique qui travaille depuis quelques mois sur le sujet avec des enfants âgés de 9-10 ans. «On essaie d’illustrer le quotidien des Français pendant la guerre. Comment vivait-on à l’époque? Que faisaient les femmes et les enfants à l’arrière du front», doit-elle expliquer aux écoliers.

Le spectacle mélangeant correspondances de poilus et chansons adoucit la dureté de certaines missives. Les enfants sourient à la lecture de termes comme «petit bichon» alors que les adultes gardent les lèvres serrées, à l’image du maire, assis, bras croisés. «Nous sommes les sacrifiés», écrit un soldat, conscient d’une génération perdue.

Les enfants n’ont certainement pas tout compris mais là n’est pas le plus important. Il est midi, c’est la récré, il y a foot.