Asvel: Pour David Andersen, «il y a un truc à faire ici»

BASKET Le très expérimenté pivot australien est la dernière recrue du club de Tony Parker…

Stephane Marteau

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Le pivot australien David Andersen (à g.) contre la Turquie lors des 8es de finale de la Coupe du monde 2014.
Le pivot australien David Andersen (à g.) contre la Turquie lors des 8es de finale de la Coupe du monde 2014. — AFP

Ce n’est pas dans les habitudes de l’Asvel de convoquer les médias pour présenter une de ses recrues. Mais ce n’est pas tous les jours qu’elle accueille un joueur de cette envergure. Gaëtan Müller et Pierre Vincent n’étaient donc pas peu fiers de s’afficher aux côtés de David Andersen, ce mardi, à l’Astroballe.

De fait, ce grand gaillard blond aux yeux clairs, fraîchement débarqué d’Australie, possède une expérience incomparable du basket international. Au-delà de ses 102 matchs en NBA, il fait partie des dix joueurs à avoir disputé le plus grand nombre de matchs d’Euroligue (224), une compétition qu’il a remporté trois fois en huit participations au Final Four. «C’est difficile d’avoir un joueur de ce calibre, mais le club a su faire les efforts», se félicite Pierre Vincent, le coach de la «Green Team.»

Séduit par le discours de Tony Parker

C’est la preuve de l’ambition de Tony Parker, le nouveau maître des lieux, et de sa force de persuasion. «Tout ce que m’a dit Tony m’a plu, confirme David Andersen qui a signé un contrat de deux ans. Sa présence donne beaucoup de crédibilité au projet du club. Je suis convaincu qu’il y a un truc à faire ici.»

Avec l’arrivée du pivot australien, l’Asvel ne peut plus se cacher et s’affiche comme l’un des principaux candidats au titre de Champion de France. «L’objectif est de faire mieux que l’an dernier et d’être compétitif dans toutes les compétitions, tempère Gaëtan Müller. Sur le papier, l’effectif est meilleur, mais nous ne sommes pas à l’abri des blessures et des défaites. C’est la raison pour laquelle nous voulions nous renforcer.»

«J’aime jouer au basket et j’aime gagner»

Dans l’immédiat, le club villeurbannais aspire à franchir le tour préliminaire de l’Euroligue, programmé la semaine prochaine, à Ostende. Dans cette optique, Pierre Vincent devra rapidement intégrer David Andersen. «Ca prendra un peu de temps. Mais je n’ai aucun doute sur sa capacité à comprendre ce qu’on va lui demander de faire. Il a quand même un sacré background», souligne le coach de l’Asvel qui alignera Andersen lors du dernier match de préparation prévu ce samedi, face à Barcelone. «Je suis apte à débuter, assure le joueur qui a disputé la Coupe du monde en Espagne. Je me sens bien physiquement, comme si j’avais 28 ans et pas 34.» Au point de vouloir «jouer le plus longtemps possible.» «J’aime jouer au basket et j’aime gagner.» Preuve qu’il n’est pas venu à Villeurbanne en préretraite.