Les solutions s'étoffent pour la Soie

BIDONVILLE Le relogement des quatre cent cinquante Roms installés depuis le 1er septembre à la Soie, à Villeurbanne, se précise

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Le relogement des quatre cent cinquante Roms installés depuis le 1er septembre à la Soie, à Villeurbanne, se précise. Chargée depuis le mois de février de réaliser un audit sur le bidonville, l'Association lyonnaise pour l'insertion par le logement (Alpil) vient de rendre à la préfecture du Rhône une étude approfondie de la situation des familles recensées fin janvier. De ses entretiens avec les occupants du site, l'Alpil a conclu qu'une cinquantaine de ménages sans enfant pouvaient être relogés en foyer social ou en résidence adaptée. Pour accueillir les populations saisonnières, l'Alpil a de nouveau préconisé l'aménagement par les collectivités de terrains sécurisés. Et pour les familles, nombreuses à vivre de squats en campements sur l'agglomération, l'accès à des logements temporaires gérés par les associations est recommandé. « Mais ces places sont actuellement occupées par des ménages en attente de logement pérenne », a précisé hier André Gachet, directeur de l'Alpil. « Il faudra d'abord s'occuper d'eux pour pou­­voir relo­ger les occupants de la Soie », a-t-il ajouté, soucieux que disparaisse au plus vite le bidonville, où la semaine ­passée encore, une cabane a pris feu.De son côté, le préfet du Rhône vient de remandater l'Alpil pour, cette fois, organiser la phase opérationelle des relogement. Une réunion doit être organisée entre le service public de l'emploi, les organismes de formation et les cinquante adultes du camp qui bénéficient déjà d'une expérience professionnelle dans les métiers en manque de main d'oeuvre.

Elisa Frisullo