A Lyon, le premier café à chat ouvre ce samedi

TENDANCE Le concept : déguster des pâtisseries tout en caressant des félins...

Caroline Girardon

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Lyon, le 09 septembre 2014
Lydie et Guillaume s’apprêtent a ouvrir le 13 septembre le premier bar a chat de Lyon, dans le quartier de la Croix-Rousse. 
Caroline Girardon / 20 Minute
Lyon, le 09 septembre 2014 Lydie et Guillaume s’apprêtent a ouvrir le 13 septembre le premier bar a chat de Lyon, dans le quartier de la Croix-Rousse. Caroline Girardon / 20 Minute —

La star, c’est Jupi. Un chaton à la fourrure de léopard, qui du haut de ses huit mois, maîtrise déjà tout l’art de la communication. Perché sur son coussin, le félin, posté devant les passants, a le don d’attirer les curieux. Et, à en voir le nombre de traces de doigts laissées sur les vitres, la tactique paie. Samedi, Guillaume et Lydie, respectivement âgés de 25 et 26 ans, ouvriront à la Croix-Rousse, le Chamourai, premier «café à chat» de la ville de Lyon.

Manger une tartelette avec un chat sur les genoux

L’idée est la suivante: déguster des pâtisseries, boire un thé ou un café tout en caressant des petits minous. Ou plutôt six petites minettes. Un concept né au Japon, que les deux amoureux ont découvert il y a deux ans lors d’un séjour au Pays du Soleil levant. «On a beaucoup réfléchi avant de se lancer, explique la jeune fille. Cela n’existait pas encore en France. Mais le concept nous a très vite séduits.» Et quand le premier établissement du genre a ouvert en septembre 2013 à Paris, le couple s’est dit «un peu déçu» de s’être fait souffler l’idée. «Cela nous a quand même permis de voir que le concept était viable. Et finalement, cela nous a aidés dans notre projet.»

Depuis quelques mois Harwen, la Chartreuse adepte des siestes dans les sacs à main, les jumelles Kaourou et Loki, la Siamoise Namba et Chewie ont rejoint le 8, rue Pailleron. «Le plus important, c’est le caractère, précise Guillaume. On a choisi les chats en fonction de leur comportement. Si l’animal est apeuré ou reste enfermé toute la journée, cela n’ira pas. Il faut que les chats se sentent bien ici.»

Rester zen

Caresser des chatons tout en dégustant une tarte aux fraises, l’idée peut surprendre. Mais l’objectif est aussi en quelque sorte thérapeutique. «Le but, c’est surtout de relaxer les clients, de décompresser après le travail, par exemple. Les ronronnements ont une fréquence apaisante pour le cœur humain, explique Lydie. Les chats peuvent être des modèles pour les gens stressés. Ils incarnent la détente à l’état pur avec un côté indépendant et sûr de lui, et un côté, câlin.» Et pas question d’en faire une animalerie. «On veut un lieu calme et serein.»

De quoi enthousiasmer certaines mamans croisées dans la rue. «Ça évitera d’acheter un chat pour mon fils», lâche l’une d’entre elle en souriant.