Violences à Lyon-II : Deux étudiants condamnés à trois et six mois de prison avec sursis

Caroline Girardon

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Lyon, le 8 septembre 2014
Le TGI de Lyon a condamne deux etudiants de l'universite Lyon-II a des peines de 3 et 6 mois de prison avec sursis pour des violences survenues en marge de la reforme Fioraso.
Lyon, le 8 septembre 2014 Le TGI de Lyon a condamne deux etudiants de l'universite Lyon-II a des peines de 3 et 6 mois de prison avec sursis pour des violences survenues en marge de la reforme Fioraso. —

Le couperet est tombé. A la sortie de l’audience, les mines sont déconfites et les soupirs de mise. «Ils ont pris cher», souffle un étudiant, dépité. Lundi après-midi, le tribunal de grande instance de Lyon a rendu sa décision concernant trois étudiants de l’université Lyon-II, poursuivis pour «rébellion» et «violences aggravées».

Si l’une d’entre eux a été relaxée, deux autres ont écopé de peines de 3 et 6 mois de prison avec sursis, assortis de 2000 euros de dommages et intérêt. Des sanctions conformes aux réquisitions du procureur.

«On s’y attendait, glisse amèrement Myriam, l’une des trois étudiants, visés par deux plaintes des agents de sécurité de l’université et des policiers. Ils ont voulu taper fort.» «S’ils pensent qu’ils pourront mettre un frein aux mobilisations étudiantes, ils commettent une erreur», enchaîne Vincent, à ses côtés. «Cela va juste nous conforter dans nos idéaux et nous radicaliser», ajoute la jeune femme.

La possibilité de faire appel

«On qualifie de violence le fait d’avoir pénétré collectivement dans un amphithéâtre pour défendre notre point de vue, insiste Vincent. Or, faire entrer des agents munis de matraque pour nous faire sortir, ce n’est pas de la violence?» Tous deux n’excluent pas de faire appel.

Le 21 novembre dernier, à la suite de la démission de quatre vice-présidents de l’université Lyon-II, la présidence avait organisé un congrès extraordinaire. Ce jour-là, une centaine d’étudiants, farouchement opposés au projet de loi Fioraso sur l’avenir des universités, et contestant la présidence de Jean-Luc Mayaud, avaient tenté de pénétrer dans les locaux. Pris au dépourvu, le président de l’université avait alors appelé les forces de l’ordre.