Top 14: Pour Bogdan Balan, le pilier du LOU, «les derbys, c’est comme les finales, il faut les gagner»

RUGBY Ce samedi, le LOU reçoit l’US Oyonnax qu’il n’a plus battu depuis cinq ans et demi…

Stephane Marteau

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Bogdan Balan (de dos), en défense face à Brive, le 30 août 2014. AFP PHOTO / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK
Bogdan Balan (de dos), en défense face à Brive, le 30 août 2014. AFP PHOTO / JEAN-PHILIPPE KSIAZEK — AFP

Tim Lane, le manager australien du LOU, a beau affirmer à juste titre que «tous les matchs sont importants, même ceux contre Toulon», celui de samedi face à l'US Oyonnax le sera certainement un peu plus que les autres. Parce qu’il opposera deux concurrents directs pour le maintien en Top 14, et surtout parce qu’il s’agit d’un derby, le premier dans l’élite du rugby français entre ces deux clubs et ces deux villes distantes de 100 kilomètres. «Il faut faire un bon match car c’est un derby et les derbys, c’est comme les finales, il faut les gagner», annonce ainsi Bogdan Balan.

Oyonnax s’est imposé lors de ses trois derniers déplacements à Lyon

Le pilier roumain est d’autant plus motivé à l’idée de faire chuter le club de l’Ain qu’il ne l’a jamais battu depuis son arrivée à Lyon, en 2010. «Les Oyonnaxiens nous ont très souvent gâché la fête», rappelle-t-il. Qui plus est dans les dernières secondes, comme ce fut le cas il y a deux ans (31-33), mais surtout en avril 2011 (18-19), dans un stade de Gerland qui raisonne encore des chants des supporters de l’USO, scandant «ici, ici, c’est Oyonnax.», après avoir retardé le sacre des joueurs du LOU en Pro D2.

Au-delà de ces deux échecs, la formation lyonnaise veut surtout mettre fin à l’hégémonie de l’USO dans les derbys. Car cela fait maintenant cinq ans et demi et sept matchs (1 nul et 6 défaites dont 3 à domicile) que ça dure. Le Matmut Stadium, qui s’apprête à battre son record d’affluence (plus de 11 000 spectateurs attendus), n’attend que ça pour rugir. «L’ambiance devrait être supérieure à celle de la semaine dernière contre Brive (22-6) car les supporters oyonnaxiens vont effectuer le déplacement, souligne Bogdan Balan. Ils vont venir pour chanter leur chanson. Mais nous ne sommes pas à Oyonnax et j’espère qu’à la fin, c’est nous qui chanterons «ici, ici, c’est Lyon.» Pas de doute, le derby est bel et bien lancé.