Lyon: Du mieux dans les cantines

RENTRÉE SCOLAIRE La nouvelle cuisine centrale, inaugurée ce lundi dans le quartier de l’Ostérode à Rillieux-la-Pape, va alimenter dès la rentrée les 125 restaurants scolaires de la ville…

Elisa Frisullo

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La cuisine centrale de la ville de Lyon, construite a Rillieux-la-Pape, va pouvoir concocter jusqu'à 40 000 repas par jour pour les écoliers lyonnais.
La cuisine centrale de la ville de Lyon, construite a Rillieux-la-Pape, va pouvoir concocter jusqu'à 40 000 repas par jour pour les écoliers lyonnais. — Elisa Riberry / 20 Minutes

En cette rentrée, les repas des écoliers lyonnais devraient gagner en sérénité et en qualité. Après des années difficiles, marquées par un déséquilibre entre les demandes d’inscriptions dans les restaurants scolaires et le nombre de repas pouvant être servi, la ville de Lyon a inauguré ce lundi matin sa nouvelle cuisine centrale. Construit sur l’ancien site militaire de l’Ostérode à Rillieux-la-Pape, en lieu et place de la cuisine centrale des armées, cet établissement ultramoderne de 3 000 m2 alimentera désormais quotidiennement (sauf le mercredi) les 125 cantines de la ville, servies jusqu’alors par la cuisine de Perrache devenue obsolète.

Les cantines prises d’assaut

«Ce nouvel instrument, dont le coût s’élève à 17 millions d’euros, va permettre de préparer environ 25.000 repas par jour cette année et pourra monter jusqu’à 35.000 ou 40.000 repas quotidiens. Nous avons désormais un peu de marge devant nous», a précisé ce lundi le maire PS de Lyon Gérard Collomb, rappelant que cet investissement était devenu indispensable pour faire face à l’afflux constant d’écoliers pris en charge sur la pause méridienne.

Chaque midi en effet, près de 25.000 Lyonnais prennent leur repas à l’école (près de 60% des élèves) contre 14.500 en 2001. «Nous accueillions entre 800 et 1.000 enfants de plus dans nos écoles chaque année et entre 500 et 600 de plus dans les restaurants scolaires. Cet attrait s’explique à la fois par la hausse démographique. Mais également par la qualité des repas servis, le côté pratique pour les familles et le coût, puisque nous avons mis en place une tarification sociale basée sur les revenus de chaque foyer», a rappelé Alexandre Piton, directeur général adjoint de l’Education de la ville de Lyon.

Des repas plus sereins

En parallèle à la construction de la nouvelle cuisine, la municipalité s’est également engagée depuis le précédent mandat à rénover ses restaurants scolaires afin d’améliorer leurs capacités d’accueil. Sur les 91 cantines des écoles élémentaires, une soixantaine a ainsi été transformée en self-services, qui doivent favoriser l’autonomie des enfants et le turn-over des jeunes convives sur la pause méridienne.

Pour les enfants, cette rentrée devrait également se traduire par une amélioration du contenu de leurs assiettes. La société Elior, désormais chargée du marché de fourniture des repas au sein de la cuisine centrale, a été priée d’«amplifier la qualité des repas». L’effort, engagé il y a quelques années pour favoriser le recours aux aliments bio ou issus des circuits courts, sera notamment renforcé, selon la ville. D’ores et déjà, l’ensemble de la viande de porc et 75% de la viande bœuf servis aux enfants sont issus de la région lyonnaise, ainsi que 45% des fruits et légumes et 63% des yaourts. Tout le pain fourni aux restaurants scolaires est bio.

Coût

Selon les revenus des familles, le prix du repas varie de 0,75 € à 6,50 €. Pour la ville de Lyon, le prix réel du repas, ressources humaines comprises, revient à 10 € par enfant.