Avec les féminines de l’OL, Gérard Prêcheur est «content de retrouver le métier d’entraîneur»

FOOTBALL L’ancien directeur de l’INF Clairefontaine est le nouvel entraîneur des Lyonnaises…

Propos recueillis par Stephane Marteau
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Gérard Prêcheur, le nouvel entraîneur des féminines de l'OL.
Gérard Prêcheur, le nouvel entraîneur des féminines de l'OL. — AFP PHOTO / FRANCK FIFE

Il a formé une ribambelle de joueuses dont certaines évolueront sous ses ordres, à l’OL (Thomis, Abily, Bussaglia…). Ancien responsable du Centre national de formation et d’entraînement du football féminin de Clairefontaine, Gérard Prêcheur (54 ans) a succédé cet été à Patrice Lair à la tête de l'effectif rhodanien. Il fait le point avant d’étrenner ses nouvelles fonctions, ce dimanche, face à Guingamp, pour la reprise du Championnat de France dont l’OL est l’octuple tenant du tire.

Comment vous sentez-vous dans votre nouvel environnement?

J’ai été très bien accueilli par l’ensemble du club. Après 20 ans passées à la Fédération, dont 14 à Clairefontaine, je suis très content de retrouver le métier d’entraîneur (il a dirigé Valence à la fin des années 80), la compétition et l’ambiance d’un groupe. Celui de l’OL est composé d’une majorité de joueuses que je connaissais, hormis les étrangères. J’ai pu apprécier leur forte adhésion ainsi que celle du staff au projet de jeu que j’ai voulu mettre en place.

Quel est-il ?

Je préfère avoir le ballon plutôt que de ne pas l’avoir. Nous allons donc nous appuyer sur un jeu de possession. C’est l’idée que j’avais défendu lorsqu’Aimé Jacquet m’avait proposé de prendre le pôle France féminin. J’ai toujours été convaincu que c’est la technique qui ferait la différence, encore plus dans le football féminin. Ce sont d’ailleurs ces orientations qui ont permis aux Bleues de réaliser un bon parcours à la Coupe du monde 2011 (4e) et aux JO 2012 (4e).

Quels sont vos objectifs?

La volonté du club est de poursuivre sa série de titres et de redorer son blason au niveau européen. Mais je me doute que le Paris SG ambitionne aussi de gagner sur les trois tableaux.

Quelle regard portez-vous sur votre groupe?

C’est un bel effectif, composé de joueuses très professionnelles. Mais je serai satisfait et rassuré si nous pouvions avoir avoir une joueuse supplémentaire de niveau international afin de renforcer notre secteur défensif. Celui-ci est de qualité, mais insuffisant en nombre. Wendie (Renard) et Saki (Kumagai) ne pourront pas disputer tous les matchs. Dickenmann, Majri et Henry peuvent reculer, mais elles n’ont pas le degré d’expertise d’un défenseur.