Lyon: L'idée d'un «péage urbain» refait surface

TRANSPORTS Le maire de Lyon confirme que le projet reste dans les tuyaux...

Caroline Girardon

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Une voiture entre dans la zone soumise au péage urbain, à Londres. 
Une voiture entre dans la zone soumise au péage urbain, à Londres.  — Alex Segre / Rex Featur/REX/SIPA
Les automobilistes devront-ils payer pour rejoindre le centre-ville lyonnais en voiture? Comme c’est déjà le cas à Londres. L’idée refait surface. A l’occasion de sa rentrée politique, Gérard Collomb, le maire PS de Lyon, a dévoilé que ce projet-là restait souhaitable. Une mesure qui pourrait permettre de financer le bouclage du périphérique, évalué à 2,5 milliards d’euros.

 

«Soit on met un péage de tronçon, comme cela existe déjà, soit on essaye de réfléchir à un dispositif plus innovant, type péage urbain, a-t-il déclaré dans les colonnes du Progrès. Ce n’est pas plus lucratif qu’un péage de tronçon, mais cela a des effets différents sur la mobilité.» A commencer par la diminution du trafic automobile en centre-ville.

Améliorer la qualité de l'air
«Un des enjeux est qu’on ait une circulation plus fluide, un air de meilleure qualité», poursuit le maire de Lyon. L’agglomération connaît régulièrement d’importants épisodes de pollution. En décembre 2013, elle avait enregistré un record de seize jours consécutifs. Un scénario qui n’a eu cesse de se répéter depuis. En mars dernier, pour la première fois, les transports en commun lyonnais avaient été gratuits pour les usagers, le temps d’un week-end, afin de les inciter à laisser leur voiture au garage.