L'âge ne gêne plus la pub

MODE A 53 ans, Giuseppe est mannequin. Après un divorce difficile, cet ancien chef d'entreprise dépose le bilan, change de look, contacte des agences. Et ça marche

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A 53 ans, Giuseppe est mannequin. Après un divorce difficile, cet ancien chef d'entreprise dépose le bilan, change de look, contacte des agences. Et ça marche. Son visage sera bientôt placardé sur les abribus de vingt-sept pays européens, pour une marque de lunettes. Il vient de rencontrer l'effervescent John Galliano et défilera samedi à Lyon au MidLife, salon pour les 50-70 ans. « Il y a deux ans, je recevais un appel tous les deux mois. Maintenant, c'est trois appels par jour ! » Les agences lyonnaises constatent une forte accélération de la demande en mannequins seniors. « Jusqu'ici, nous utilisions les seniors pour camper des parents dans les pubs. Aujourd'hui, ils deviennent de véritables produits de mode », analyse Gladys Aiassa, patronne de l'agence Glady's Fashion. « Ils ont de l'argent et sont de plus en plus nombreux. Ils sont devenus une cible à part entière pour les annonceurs », ajoute Anne-Claire Chaffard, responsable de DGLP, une filiale de Glady's. Axelle Bonnamour, de Hourra Models, renchérit : « Des antirides présentés par des mannequins de 20 ans, ce n'est plus crédible. Les consommateurs ont besoin de s'identifier. » Alors, quels sont les critères pour devenir mannequin senior ? « Avoir plus de 45 ans, être photogénique et dynamique », répond Delphine Chabry, directrice de VIP Models, dont l'une des mannequins a 88 ans. Côté rémunération, les seniors seraient rétribués comme les jeunes. Et, à l'exception d'Enjoy Models Management, les agences lyonnaises affirment être à la recherche de nouveaux visages...

Chloé Danvers