«  Compétiteur mais patient»

Propos recueillis par Jérémy Laugier

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Le milieu franco-algérien Nabil Fekir.
Le milieu franco-algérien Nabil Fekir. — F.Lancelot / Sipa

Révélé en 2e partie de saison passée, Nabil Fekir (20 ans) vient de voir son bail prolongé jusqu'en 2019 sous le maillot lyonnais. Le milieu offensif confie ses ambitions.

Vous avez été positionné en pointe lors de la défaite (4-2) à Debrecen. Avez-vous échangé avec Hubert Fournier concernant votre utilisation

?

Je n'ai pas encore parlé avec lui, mais je pense qu'il sait que mon positionnement est plutôt en soutien d'un ou de deux attaquants. C'est là où je me sens le mieux, même si ça va être dur d'y jouer comme il y a «

Yo

» (Gourcuff) et «

Clem

» (Grenier). Il n'y a pas de problème, je suis compétiteur, mais aussi patient. Je peux jouer à tous les postes offensifs.

Votre performance face à Bastia (4-1) en avril (1 but et 2 passes décisives) a-t-elle modifié votre aventure à l'OL

?

Une fois qu'on fait un match comme ça, beaucoup de choses changent. On n'est plus vu de la même manière. Je me suis donné un peu de crédit et j'ai gagné la confiance du coach, ainsi que du club avec ce nouveau contrat qui va me permettre de travailler plus sereinement.

Quelle est votre prochaine étape

?

Je ne me fixe pas d'objectifs chiffrés, mais je veux m'imposer dans l'effectif et essayer d'être décisif. Je dois aussi mieux me placer et mieux défendre.

Avez-vous suivi attentivement la France et l'Algérie lors du Mondial

?

Oui, je suis fier du parcours de mes deux pays. Je n'ai pas encore défini mon choix entre les deux sélections. Je vais essayer de m'imposer à Lyon avant de penser à ça.

Comment le groupe vit-il les rumeurs de départs concernant certains joueurs majeurs

?

On en parle beaucoup dans le vestiaire. Je pense qu'Alex (Lacazette) est bien à Lyon et qu'il va rester pour confirmer sa très belle saison.

■ Lindsay Rose

Le transfert du défenseur central de Valenciennes vers l'OL (estimé à 1,8 million d'euros) n'est pas encore effectif. Courtisé par Bordeaux, Rose avoue dans Sud Ouest «ne fermer aucune porte».