La demande de logements étudiants ne faiblit pas

Caroline Girardon

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Trouver un logement : un casse-tête.
Trouver un logement : un casse-tête. — M. Libert / 20 Minutes (archives)

En septembre, quatre nouvelles résidences étudiantes ouvriront leurs portes dans l'agglomération lyonnaise. Soit 512 places supplémentaires, réparties sur les 3e et 6e arrondissements de Lyon, Villeurbanne et Saint-Priest. Une petite bouffée d'oxygène qui ne parvient toutefois pas à combler les besoins des étudiants.

Une demande cinq fois supérieure à l'offre


Le Crous de Lyon-Saint-Etienne a enregistré cette année, pour les deux villes, 42 188 demandes de logements alors qu'il ne dispose que de… 8 000 places. Un véritable casse-tête d'autant que les résidences promises tardent parfois à sortir de terre. «Dans le 5e, le chantier a pris du retard en raison des fouilles archéologiques, indique le Crous. Mais l'ouverture de la résidence Magnin (initialement prévue en septembre 2014) devrait se faire à la rentrée prochaine. Tout comme celles des Quais à proximité des quais du Rhône (7e). En 2017, on disposera de 4 000 places supplémentaires.» Pour faire face à cette demande effrénée, la ville de Lyon, qui voit sa population étudiante augmenter de 15 % chaque année, s'est lancée dans un vaste programme de construction. Avec comme objectif : 1 000 nouveaux logements étudiants par an, réalisés jusqu'en 2 030.

En attendant, le Crous sollicite à nouveau les particuliers afin qu'ils mettent à disposition des étudiants leurs studios, chambres ou appartements. En 2013, sur les 3 650 logements proposés par les propriétaires, 2 000 ont été pourvus via le dispositif Lokaviz.

■ Lyon trop chère ?

Selon une étude publiée par Century 21, Lyon serait la 3e ville la plus chère de France pour les étudiants avec un loyer moyen de 525 €. Seules Paris (723 €) et Lille (540 €) seraient devant.