Le privé redoute les contretemps

Elisa Riberry

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A la rentrée, les écoliers du privé auront encore école 4 jours par semaine.
A la rentrée, les écoliers du privé auront encore école 4 jours par semaine. — F. Scheiber / 20 Minutes (archive)

A la rentrée, les écoles privées du département resteront à quatre jours par semaine. Mais la réforme des rythmes scolaires, imposée aux seules écoles publiques, a déjà des répercussions sur les établissements de la direction de l'enseignement catholique de Lyon (DEC).

Des activités en attente


« En cours d'année, nous avons observé une hausse de 20 à 30 % des demandes d'inscriptions, selon les secteurs. Mais cela ne s'est pas forcément traduit sur les inscriptions. Car, dans le Grand Lyon, nous arrivons au maximum de nos capacités d'accueil », précise Jocelyne Hatzakortzian, adjointe au 1er degré à la DEC. Le privé, qui compte 29 475 élèves dans le département, dont 9 500 à Lyon, ne devrait pas accueillir plus d'une centaine d'élèves en plus à la rentrée dans le Rhône. Si la ruée vers le privé, tant redoutée par le public, n'a finalement pas pu avoir lieu, la réforme n'est toutefois pas sans conséquence dans l'enseignement catholique sur la préparation de la rentrée. En terme d'organisation des activités sportives principalement. « Cela commence à poser des soucis. Les créneaux de piscine, par exemple, sont déjà tous pris par le public. Ce ne serait pas normal que nos écoles en soient privées », s'inquiète l'adjointe.

Des craintes balayées par la mairie. « La direction des sports a gelé la réservation des piscines le temps que la réorganisation du temps scolaire et périscolaire se mette en place. Dans le privé, cela concerne douze classes. Mais l'objectif est que tout le monde retrouve ses équipements à la rentrée. Il faut simplement patienter », indique-t-on à l'hôtel de ville, où doivent être bientôt reçus les responsables de l'enseignement catholique. Lire aussi p. 7

■ De la réflexion aux expérimentations

Si l'enseignement catholique ne passe pas aux 4,5 jours, il a tout de même profité de la réforme pour engager une réflexion dans les écoles « sur les rythmes et besoins des enfants », explique la DEC. L'idée n'est en aucun cas d'imposer un fonctionnement unique, mais plutôt de laisser les écoles libres d'expérimenter des choses sur la pause méridienne, l'accueil du matin, le temps de sieste ou encore le mercredi.