Des salariés privés de parking ?

Caroline Girardon

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L'hôpital va supprimer quelque 200 places de stationnement.
L'hôpital va supprimer quelque 200 places de stationnement. — F. Dufour / AFP

Rien n'est encore décidé. Mais les mesures pressenties suscitent déjà la colère du personnel de l'hôpital de la Croix-Rousse. L'établissement s'apprête à se séparer du centre Livet qui accueillait la chirurgie orthopédique, transférée il y a quatre ans dans les nouveaux bâtiments de l'hôpital. Il cédera donc le centre mais aussi le parking attenant, soit près de 200 places de stationnement, dédiées au personnel.

«Cela va devenir compliqué, estime Sandrine, kinésithérapeute. Car nous allons nous retrouver avec des places en moins, d'autant qu'à l'automne, nous allons accueillir de nouveaux collègues venant du service ORL de Lyon Sud.» Soit environ 160 personnes. Pour tenter de résoudre le problème, la direction de l'hôpital envisagerait de demander aux salariés qui sont à moins d'une demi-heure de transports de l'hôpital, de ne plus venir en voiture et de se rabattre sur les bus ou les métros. «Au 1er septembre, tous les personnels qui ont des horaires fixes, n'auront plus accès aux autres parkings de l'hôpital», affirme Fien Zonut, délégué Sud au CHSCT.

Décision en juillet


«Cela ne m'amuse pas de reprendre les transports en commun et de mettre quasiment une heure pour aller travailler, réagit Sandrine. Mais ça sera pire pour les infirmières qui font des journées de douze heures et qui sortent parfois à 22 h.» «Nous ne sommes pas une entreprise comme les autres, poursuit Fien Zonut. Nous avons des horaires du soir. Les personnes qui habitent à moins d'une demi-heure, peuvent aussi avoir des difficultés à venir en transports en commun. Prenez l'exemple de celles qui résident dans des zones comme le Val de Saône, desservies seulement par un bus dans l'heure.» Et de poursuivre : «On entend des bruits de couloir affirmant que dans un second temps, les salariés pourraient être amenés à payer le parking.» De son côté, la direction de l'hôpital a tenté d'apaiser les craintes des salariés, assurant qu'elle «cherchait la moins mauvaise des solutions». Elle en fera part au CHSCT début juillet.

■ Un hôtel à la place

A la place du centre Livet, un hôtel devrait être construit ainsi qu'une résidence pour personnes âgées et des logements sociaux. Les travaux devraient commencer à la fin de l'été.