Bakary Koné, l'homme qui tombe souvent à pic

Stéphane Marteau

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Bakary Koné (au centre) félicité par ses coéquipiers après son but inscrit de la tête face à l'OGC Nice.
Bakary Koné (au centre) félicité par ses coéquipiers après son but inscrit de la tête face à l'OGC Nice. — ANNE-CHRISTINE POUJOULAT/AFP

L'OL lui doit encore une fière chandelle. C'est grâce à un but inscrit de la tête par Bakary Koné que le club rhodanien s'est imposé samedi à Nice (0-1) et a décroché son billet pour le 3e tour préliminaire de la Ligue Europa. Preuve que le défenseur central burkinabé sait répondre présent lors des grands rendez-vous. Il y a trois ans, il avait ainsi propulsé l'OL en phase de poules de la Ligue des champions en marquant déjà de la tête le but de l'égalisation face au Rubin Kazan (1-1). «J'ai commencé mon parcours d'entraîneur avec une tête de Bako très importante à Kazan, et je termine avec une nouvelle tête de ce même joueur. C'est un signe du destin», a souligné Rémi Garde.

Tout n'a pourtant pas été simple pour ce joueur qui semblait voué cette saison à vivre dans l'ombre de Samuel Umtiti et de Milan Bisevac. «Je ne suis pas un numéro trois», avait-il lancé au cœur de la saison. Au gré des différentes blessures et des suspensions de ses deux coéquipiers, l'international burkinabé a disputé 44 matchs, toutes compétitions confondues, ce qui en a fait le défenseur central le plus utilisé par Rémi Garde. Il s'est même attiré les louanges de son président, il y a deux semaines, lors de la lourde défaite concédée en son absence (il était suspendu) à Marseille (2-4) où Milan Bisevac était passé complètement au travers. «Il nous a manqué une pièce essentielle. C'est un garçon de devoir et c'est toujours bon d'avoir des gens de devoir derrière», avait déclaré Jean-Michel Aulas. Bakary Koné lui a donc donné raison. De là à ce qu'il ait obtenu une prime supplémentaire…