Une « love story » toujours intense

Elisa Riberry
— 
En cinq ans, les Américains ont intégré le Top 5 des touristes à Lyon.
En cinq ans, les Américains ont intégré le Top 5 des touristes à Lyon. — C. Girardon / 20 Minutes

Il n'aura fallu qu'un article, celui du journaliste chroniqueur américain de CNN Chris Leadbeater, pour que Lyon se mette à rêver de pouvoir rivaliser avec Paris. Et de voir déferler une vague de touristes américains davantage séduits par Lugdunum que par la capitale. Mais, une fois passée la fierté de voir sa ville ainsi encensée, une question s'impose. Si l'article de ce journaliste voyageur, reparti conquis de son séjour entre Rhône et Saône, était le signe que Lyon a gagné en attractivité aux Etats-Unis ?

« En quête d'authenticité »


«Pour nous, cette clientèle n'est pas nouvelle. Les Etats-Unis sont depuis des années un marché fidèle», observe François Gaillard, directeur de l'office du tourisme de Lyon. Mais l'intérêt des Américains pour la ville s'est accentué depuis 2008. «Cette année, là, nous nous sommes battus pour accueillir le congrès des agents de voyage américains afin qu'ils aient envie de programmer la ville».

Depuis 2010, le nombre d'Américains accueillis à Lyon (les premiers touristes hors Union européenne) n'a cessé de croître. En 2012, après une hausse de 30 % des nuitées réalisées en un an, les Américains se classaient au 3e rang de la clientèle étrangère des hôtels du Rhône. «En 2008, ils étaient dans le Top 10 des étrangers passés par l'office du tourisme. En 2013, ils étaient dans le Top 5, après les Anglais, les Italiens, les Allemands et les Espagnols», ajoute François Gaillard, qui décrit ces visiteurs comme « des connaisseurs, à la recherche d'une alternative aux grandes capitales». «Ils ne veulent pas de stress, d'insécurité. Ils sont en quête d'authenticité. Ce qui les attire, c'est l'histoire romaine, le quartier Renaissance, le patrimoine lié au cinéma et à la soie. Ils adorent aussi la gastronomie et faire du shopping», ajoute l'Office du Tourisme.

L'attrait de Lyon outre-Atlantique est également suivi de près par Aéroports de Lyon qui, après trois échecs de la ligne Lyon-New York, ne désespèrent pas de rouvrir une liaison. «La relancer et surtout la pérenniser fait partie de nos priorités», indique la société.

■ Coup de pub

Depuis la parution de la chronique sur le site de CNN, «des expatriés nous appellent du monde entier. Cet article inattendu va avoir des retombées énormes pour la ville», se réjouit François Gaillard.