Le collège-lycée Al-Kindi retente sa chance

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L'espoir renaît pour Al-Kindi. Hier, les représentants de l'association porteuse du projet de collège-lycée musulman de Décines sont ressortis avec le sourire du tribunal administratif de Lyon. Ce dernier examinait une nouvelle demande d'annulation déposée par Al-Kindi contre l'opposition à l'ouverture de l'établissement prononcée le 30 août par le recteur de Lyon, Alain Morvan.

Comme lors de la précédente requête, rejetée en novembre, le commissaire du gouvernement a conclu au rejet de la demande, en laissant toutefois une porte ouverte à l'ouverture de l'école. Jugeant le tribunal incompétent pour statuer sur ce dossier, le commissaire a estimé que seuls le conseil académique de l'éducation puis, en appel, le Conseil supérieur de l'éducation, « pouvaient prendre la décision d'autoriser ou non l'ouverture d'un lycée ». En novembre pourtant, le Conseil supérieur de l'éducation avait renvoyé le dossier devant la justice administrative, estimant qu'il ne pouvait s'opposer à l'ouverture du lycée que pour des questions d'hygiène ou de morale. Deux motifs non évoqués par le rectorat de Lyon dans sa décision du 30 août.

« Si le tribunal suit ces conclusions, nous nous orientons vers une ouverture », s'est satisfait hier l'avocat du collège lycée Al-Kindi, Gilles Devers. « Cela signifierait que ni les instances juridiques propres à l'éducation, ni la justice administrative ne formulent d'opposition recevable à l'ouverture d'Al-Kindi », a-il ajouté. Le jugement devrait être rendu d'ici à un mois.

Elisa Frisullo

Le 30 août, le recteur, qui s'est opposé à la troisième demande d'ouverture d'Al-Kindi le 18 décembre, avait justifié sa décision par la démission du porteur du projet et futur directeur, Zoubir Meddour.