Une enquête diligentée depuis six mois sur le Rocher

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Licenciés pour avoir dit la vérité. C'est le sentiment de trois anciens banquiers de la Pasche Monaco, filiale du Crédit Mutuel, qui seront entendus le 28 avril devant les prud'hommes de la principauté. Les faits remontent à la fin 2012. «Constatant et jugeant que certaines opérations étaient douteuses, ils sont allés en référer à leur hiérarchie, raconte Sophie Jonquet, leur avocate. On leur a dit de passer leur chemin. Quelques mois plus tard, ils ont été licenciés.» Et de poursuivre : «Il y a une hypocrisie des pouvoirs publics, qui à coups de beaux discours, vous expliquent que la lutte contre la délinquance financière est importante. Or quand des» lanceurs d'alerte «en parlent, on les licencie». Selon le Crédit Mutuel (même groupe que la Lyonnaise de Banque), deux d'entre eux auraient perdu leur emploi dans le cadre de la cession de la Pasche Monaco au luxembourgeois Banque Havilland. Et le troisième, en raison d'une activité concurrente. Depuis le mois de novembre, la Pasche est dans le collimateur de la justice monégasque qui enquête sur des faits présumés de blanchiment d'argent. C. G.