Des actions exceptionnelles contre les particules fines

Elisa Riberry

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La pollution sévit depuis le 7 mars.
La pollution sévit depuis le 7 mars. — E. Riberry / 20 Minutes

L'air respiré par les habitants du Grand Lyon est-il plus important en période électorale ? A quelques jours des municipales, la qualité de l'air est en tout cas devenue un sujet prioritaire dans l'agglomération, en proie depuis le 7 mars à un épisode de pollution aux particules fines. Un phénomène récurrent dans le bassin lyonnais, régulièrement asphyxié, qui a cette fois-ci donné lieu à des mesures exceptionnelles pour limiter l'usage de la voiture.

Vitesse limitée


Pour la première fois, les TCL ont en effet été rendus gratuits ce week-end par le Sytral et le président du Grand Lyon Gérard Collomb, candidat PS à la mairie de Lyon. Réclamée de longue date par les écologistes et promise par la plupart des candidats lyonnais, cette mesure, évaluée à 1 million d'euros, a même été partiellement reconduite dimanche soir. Car après une légère amélioration ce week-end, la pollution aux particules, liées au trafic, aux rejets industriels et aux chauffages à bois défectueux, risque de s'aggraver ce lundi en raison de la reprise des activités et de la diminution du vent. La circulation sur le réseau sera donc gratuite aux heures de pointe aujourd'hui, de 7 h à 9h et de 16 h 30 à 19 h. Côté circulation, la préfecture du Rhône a également décidé de renforcer les mesures de restrictions. Jusqu'à nouvel ordre, la vitesse maximale autorisée est réduite de 20 km sur les axes où elle est supérieure à 50 km/h et le passage des poids lourds est interdit sous Fourvière.

■ Un polluant installé■

Le Grand Lyon a connu soixante-neuf jours de dépassement des seuils pour les particules en 2013. En cas de pics, les mesures visant à limiter la circulation ne peuvent suffire, les particules n'étant dues qu'en partie au trafic automobile.