Des animaux pour soigner les maux et libérer les mots

Caroline Girardon

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Les séances ont lieu les jeudis.
Les séances ont lieu les jeudis. — C. Girardon / 20 Minutes

Couché au milieu de la table, Chopin, la truffe humide, cherche les caresses des pensionnaires de l'Ehpad (Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) Château-Gaillard à Villeurbanne. Le cabot aux longs poils noirs vient ici tous les jeudis matins, passer un peu de temps avec les personnes âgées. Tout comme Blanchette, Réglisse et Rosette, les trois cochons d'Inde de l'Association Tendre Patte, qui ne se lassent pas de se faire papouiller.

Sortir de son mutisme


A peine entrée dans la pièce de bien-être, Lydia, 91 ans, se précipite vers le toutou pour le brosser. Il y a encore quelques semaines, elle ne voulait pas participer à se séances de zoothérapie, visant à stimuler ses capacités cognitives. «Grâce aux animaux, les participantes s'affirment, elles prennent des initiatives, elles sont différentes, explique Sylvie, zoothérapeute. Par exemple, on a vu certaines d'entre elles, qui ne servaient plus de leurs mains, refaire des gestes oubliés, comme utiliser une brosse.» Ou donner à manger aux petites bêtes. «D'autres sortent de leur mutisme, enchaîne Blandine Toullier, directrice de l'établissement. Elles peuvent rester une journée entière dans leur fauteuil sans dire un mot. En présence des animaux, elles vont s'animer et échanger.» «Elles vont parler de leurs chiens qu'elles avaient avant, cela leur fait remonter des souvenirs, poursuit Sylvie, la zoothérapeute.». «Cela les apaise. Ces activités amènent beaucoup de quiétude par la suite», confirme Blandine Toullier.

■ Chien

L'Ehpad Château-Gaillard étudie la possibilité de prendre un chien à l'année pour des séances de cabothérapie afin qu'il intervienne quotidiennement auprès des résidant(e)s.