Une mauvaise note pour les transports

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Si Lyon brille par la qualité de son enseignenements et de ses universités, elle pêche dans le logement étudiant.
Si Lyon brille par la qualité de son enseignenements et de ses universités, elle pêche dans le logement étudiant. — C. Villemain / 20 Minutes (archives)

A 17 ans, il a quitté sa ville natale de Saint-Etienne pour poursuivre ses études chez sa «rivale». «Aujourd'hui, je préfère être à Lyon, confesse Frédéric. Il y a bien plus de choses à faire et de lieux pour sortir.» Une idée partagée par Antoine, 19 ans, étudiant en management. «Pour rien au monde, j'irai à Paris. J'adore Lyon car la vie y est beaucoup moins stressante. Et la ville est très bien desservie par les transports.» «La journée, c'est parfait. Mais pas la nuit, regrette Aurélie, étudiante en 2e année des sciences du langage. J'habite à Bron vers le campus de Parilly et c'est galère pour rentrer de soirée. Du coup, ça limite les sorties en ville.» «Soit on est obligé d'attendre le métro de 5 h pour rentrer, soit on part avant minuit, poursuit Emilie, étudiante en info-communication. Il n'y a aucun moyen de transports entre les deux, exceptés les taxis qui restent très chers.» «Il n'est pas facile non plus de se loger, déplore Antoine, qui pour l'instant, reste chez ses parents. Quand on ne touche pas de bourse, on peut difficilement payer un logement aux prix du marché.» «Bien souvent, il faut sortir du centre-ville», abonde Aurélie qui vit en colocation dans un appartement de 70m², loué 650 €/mois. C.G