Des idées pour loger les étudiants

Caroline Girardon

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Lyon, fer de lance de l'enseignement supérieur. C'est ce qui ressort d'un classement établi par le magazine L'Etudiant pour l'année 2013-2014. Reconnue pour la qualité et la diversité de son enseignement, la capitale des Gaules a gagné 25 000 nouveaux étudiants ces dix dernières années. Elle en comptabilise désormais 138 000, soit 27 % de la population. Si elle se classe sixième ville étudiante de France et qu'elle brille par son enseignement, Lyon pêche en revanche du côté des transports et surtout du logement. La rançon du succès ? Actuellement, il y a quasiment sept fois plus de demandes de logements étudiants que de places disponibles. En 2013, le Crous a par exemple enregistré 28 000 dossiers pour seulement 5 700 offres.

Habitat intergénérationnel


Afin de pallier ce problème récurrent, Eric Lafond, candidat modéré, propose de développer l'habitat intergénérationnel où se côtoieraient les seniors et les étudiants voire les jeunes actifs. Ce qui permettrait aux «personnes âgées ayant de grands appartements de pouvoir rester dedans et aux jeunes, de résider en centre-ville avec un loyer modéré». Une idée également chère à Michel Havard (UMP) qui souhaite créer un immeuble intergénérationnel dans l'ancien bâtiment du collège Truffaud (1er). Autre candidate favorable à la mixité entre les seniors et les étudiants : Aline Guitard (PCF-Front de Gauche-Gram) qui insiste sur la nécessité de construire en parallèle davantage de logements étudiants. «Il faudrait 6 000 logements supplémentaires», explique-t-elle. Le maire PS de Lyon, Gérard Collomb, candidat à sa propre succession, annonce lui aussi 6 000 logements de plus d'ici 2020 tandis que Michel Havard souhaite s'inspirer de ce qui se fait à Amsterdam (Pays-Bas) en proposant de réhabiliter 2 000 conteneurs de fret et d'en faire des «habitations fonctionnelles, pratiques, écologiques et économiques» de 25m². Pour le tandem Emeline Baume-Etienne Tête (EELV), la solution passe notamment par la colocation solidaire et une aide de la Mairie. «Beaucoup de jeunes disposent de moyens limités, exposent-ils. La ville peut contribuer à une offre abordable. Avec des logements destinés aux jeunes ou la colocation solidaire comprenant un loyer peu cher en échange de services rendus à la collectivité.»