Les films made in Rhône-Alpes ont le vent en poupe

Caroline Girardon

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Tante Hilda ! sortira mercredi.
Tante Hilda ! sortira mercredi. — Folimage / Melusine Production

On l'annonce déjà comme une véritable pépite. Le film d'animation Tante Hilda !, dernier né des studios Folimage à Valence et créé sous la férule de Jacques-Rémy Girerd et Benoît Chieux, sera présenté dimanche en compétition au prochain festival du film de Berlin. Avant de sortir mercredi sur grand écran. Coup de pub garanti pour la région Rhône-Alpes qui ne cesse de voir sa notoriété grimper en matière de 7e art. Mais pas seulement.

Des emplois créés


«Lorsqu'on produit un film, c'est sous réserve d'avoir des retombées économiques pour la région, explique la société Rhône-Alpes Cinéma. Par exemple, 80 % des professionnels engagés sont d'ici.» «Les retombées sont importantes», abonde Grégory Faes, directeur de Rhône-Alpes Cinéma, qui a investi 450 000 € dans la production de Tante Hilda !. «Elles sont estimées à 4, 3 millions d'euros, précise la région. Un euro investi par Rhône-Alpes Cinéma rapporte près de 10 €». «Ce film a nécessité quatre années de travail, il a permis de créer plus de 110 emplois, dont une partie de postes fixes», rajoute Grégory Faes. Autre exemple en date, le long-métrage Belle et Sébastien, co-produit par Rhône-Alpes Cinéma, deuxième plus gros succès français au box-office de l'année 2013. Pour les besoins du tournage, l'équipe s'est installée soxiante jours en Savoie. Résultat : le volume des retombées sur l'emploi, l'hébergement, la restauration et les moyens techniques, a été estimé à plus de 2 millions d'euros.

■ Les Césars

Rhône-Alpes Cinéma, qui a co-produit plus de 220 films depuis 1991, sera représenté aux Césars à travers cinq films : Grand Central, Michael Kohlhaas, La Religieuse, Elle s'en va et Il était une forêt.