Insaisissable Breton

Jérémy Laugier

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«On tient à cacher une idée simple dans une musique complexe et inversement.» Voici comment les cinq musiciens électro-rock de Breton ont conçu War Room Stories, sorti cette semaine, avant une date au Ninkasi Kao mardi prochain. «Il était impensable de sortir un Other People's Problems 2. Nous ne sommes plus les mêmes personnes et notre son s'en ressent», annonce Roman Rappak, chanteur de ce groupe britannique déjà passé par l'Épicerie moderne de Feyzin et la dernière édition de Nuits Sonores.

Un texto à Beyoncé


Influencé par le hip-hop et l'electronica, Breton étend également son univers à la vidéo, puisque le collectif d'artistes s'investit autant dans des courts métrages que dans la musique. Malgré un statut de révélation indé symbolisé par leur ancien Lab près de Brixton ou leur nouveau Funkaus de Berlin, Roman Roppak ne veut «pas juste rester underground» et songe à un étonnant projet. «J'aimerais bien collaborer avec Beyoncé sur un film consacré aux messages cachés véhiculés par Hollywood, confie le chanteur. Je viens de lui envoyer un texto et je suis déçu, car elle a fait plein de fautes dans sa réponse !»

■ Ninkasi Kao

Outre Breton mardi prochain (20 h, 22 €), le Ninkasi Kao (7e) accueillera Les Tit'Nassels et Erwan Pinard (chanson française) le 13 février (17 €), puis Nashville Pussy (rock) le 19 février (20 h, 20 ou 23 €).