Une police des transports pleine d'entrain

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Départ encourageant pour la police des transports. Lancée à Lyon il y a un an, cette brigade de cent hommes, destinée à prévenir la délinquance et renforcer la sécurité des passagers dans les métros et les trains a procédé en 2006, dans les TCL, à 1 643 interpellations . « Dans la plupart des cas, il s'agit d'étrangers en situation irrégulière, de ports d'armes et de stupéfiants », note la commissaire principale Patricia Gonachon, en charge de l'unité. Des délits « ignorés », révélés par les contrôles de la police des transports, qui, du coup, ont fait augmenter le taux de délinquance dans le métro de 2 % sur l'année. Avec une explosion de 153 % pour les stupéfiants et de 226 % pour les ports d'armes. En revanche, les menaces et violences aux personnes ont diminué de 20 % dans le métro et de 25 % dans les stations. « On sent vraiment qu'il manquait un service de ce type à Lyon », poursuit Patricia Gonachon, qui en un an a observé une nette diminution des faits constatés dans les stations jusqu'alors réputées dangereuses. A commencer par celle de Bellecour, qui a vu sa délinquance chuter de 27 %, Saxe de 33 %, Perrache de 22 % Part-Dieu de 23 % et Gorge-de-Loup de 17 %. Mais d'autres stations, comme Gare de Vénissieux ou Mermoz (8e) sont passées dans le rouge. « Cela s'explique par la recrudescence de dégradations observées dans ces stations en novembre, à la date anniversaire des émeutes », conclut Patricia Gonachon, qui attend désormais les chiffres de la SNCF pour boucler son bilan 2006.

Elisa Frisullo

Pour développer sa présence sur le terrain en matinée en février, la police des transports de Lyon, qui intervient en fin de journée et en soirée, a besoin de recrues supplémentaires, non prévues par le ministère.