Des peines de sursis requis

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La centrale du Tricastin.
La centrale du Tricastin. — Greenpeace / Sipa

Des peines de prison de six mois et un an avec sursis ont été requises mardi à Valence à l'encontre de 29 militants de Greenpeace. Ces derniers, de diverses nationalités, étaient jugés devant le tribunal correctionnel pour s'être introduits sur le site de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme), le 15 juillet dernier à l'aube. La peine la plus lourde (un an de sursis) a été réclamée à l'encontre du principal prévenu, soupçonné d'avoir bousculé un gendarme lors de l'opération. Le procureur Gilbert Emery a condamné le fait que ce militant, spéléologue aguerri, qui s'était encordé à 40 m de haut sur la centrale, avait «déstabilisé» un gendarme en tirant sur sa corde pour le faire descendre. A l'audience, le militaire a expliqué n'avoir pas reçu de coup et n'avoir eu aucun contact avec le prévenu.

«Une cause noble»


Lors de l'action des militants, poursuivis pour «violation de domicile» et «dégradations en réunion», Greenpeace avait indiqué vouloir «pointer du doigt toutes les failles de la sécurité dans la production d'énergie nucléaire». L'ONG avait alors expliqué que vingt minutes seulement avaient suffi aux militants pour atteindre le sommet des structures. «Quand on veut défendre une cause noble, on s'entoure de précautions et l'on ne fait pas prendre de risques. Un jour on va faire entrer le loup dans la bergerie et on aura une catastrophe, a estimé mardi le procureur. Il y a d'autres façons de procéder en démocratie.» Le jugement doit être rendu en mars. E. R. (avec AFP)