Des militants devant la justice

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La centrale du Tricastin.
La centrale du Tricastin. — Greenpeace / Sipa

Leur objectif, en pénétrant illégalement sur le site, était de pointer du doigt les failles de la sécurité nucléaire. Vingt-neuf militants de Greenpeace, d'origine française, espagnole, roumaine, allemande, suisse ou russe doivent comparaître ce mardi après-midi devant le tribunal correctionnel de Valence pour «dégradations en réunion» et «violation de domicile». Le 15 juillet dernier, à l'aube, ils s'étaient introduits dans l'enceinte de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) en escaladant des clôtures et en découpant des grillages. En vingt minutes, selon l'organisation écologiste, des militants étaient parvenus à se hisser sur des structures métalliques proches des réacteurs. Ils avaient alors déployé des banderoles «François Hollande : président de la catastrophe ?» et «Tricastin : accident nucléaire», avant d'être interpellés par les forces de l'ordre. Les militants, qui seront soutenus au tribunal par Europe-Ecologie-Les Verts Rhône- Alpes, encourent cinq ans de prison et 75 000 € d'amende. E. R. (avec AFP)