Nathalie Perrin-Gilbert a été placée en garde à vue

Elisa Riberry

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N. Perrin-Gilbert, en janvier 2013.
N. Perrin-Gilbert, en janvier 2013. — C. Villemain / 20 Minutes / Archives

La maire du 1er arrondissement est-elle allée trop loin en participant, mardi soir, à l'envahissement de l'ex-collège Truffaut (1er). Au surlendemain de cette occupation temporaire, Nathalie Perrin-Gilbert, en congé du PS, a été placée en garde à vue jeudi matin à la sûreté départementale pour des faits de «complicité de violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique» et d'«incitation à la rébellion». «Elle est entendue afin d'expliquer son rôle lors de cet envahissement, au cours duquel il y a eu des violences contre les policiers», a précisé jeudi un enquêteur.

Ses soutiens mobilsés


Mardi, l'élue était présente aux côtés des membres du collectif citoyen qui ont envahi le collège désaffecté afin d'y loger des familles sans solution pour l'hiver. Leur action s'était terminée par des tirs de gaz lacrymogènes et quelques échauffourées. «Nathalie et moi étions présents justement pour que les choses se passent bien. Les seules violences auxquelles j'ai assisté sont celles de la police qui nous a gazés, a réagi le conseiller régional Armand Creus (Front de gauche). Le parti et le Gram (mouvement de Nathalie Perrin-Gilbert en vue des municipales) ont dénoncé le traitement réservé à la maire du 1er et organisé un rassemblement de soutien jeudi soir devant l'Hôtel de police (8e).» Elle n'a fait que demander une réquisition légale au maire de Lyon et au préfet à la demande de parents et habitants révoltés par les expulsions sans relogement de familles Roms ou étrangères «, ont-ils estimé.

■ Lâchée par les élus

Mercredi, 8 des 14 élus du 1er ont réclamé la démission de la maire : «En utilisant votre statut d'élue au service de vos ambitions partisanes et personnelles, vous rompez la confiance qui vous a été accordée.»