Fête des lumières en demi-teinte

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Un parfum de jasmin et de gâchis. Le succès de la traditionnelle Fête des lumières, qui s'est achevée hier soir, a été terni par les intempéries vendredi et par une grève très suivie dans les transports en commun samedi. « Malgré toutes ces perturbations, les installations ont plu au public, qui est venu nombreux comme les années précédentes », assuraient hier les organisateurs, qui ne disposaient cependant pas de chiffres précis sur le taux de fréquentation.

Jeudi soir, la « surprise » de la place Bellecour, une immense boule à neige englobant la statue équestre de Louis xiv a fait son effet malgré la pluie. Mais pas longtemps. Dans la nuit de jeudi à vendredi, les rafales de vent ont éventré l'oeuvre, qui a dû être démontée. Les boules lumineuses de la place des Terreaux ont elles aussi dû être retirées mais ont pu être réinstallées vendredi soir. C'est sous les parapluies que la foule, moins compacte que l'an dernier, a déambulé le 8 décembre à travers la Presqu'île desservie par des transports en commun gratuits. Changement d'ambiance samedi. La grève dans les TCL a été massivement suivie. Aucun métro n'a circulé de la journée, provoquant des embouteillages monstres pour accéder au centre-ville et dissuadant de nombreux visiteurs de venir déambuler. Le retour des lignes C et D en début de soirée n'a rien changé au mécontentement général. Il aura fallu attendre hier soir, avec le retour d'un temps sec et des métros, pour que les Lyonnais puissent enfin apprécier les réussites de la programmation 2006. Parmi les lieux plébiscités, les cours de l'hôtel de ville illuminées par Patrick Warrener ou l'Opéra, mis en couleurs et musique. Les boules à facette de L'harmonie des sphères, abritées dans la Chapelle de La Trinité (2e), ont connu un beau succès. Tout comme la place des Célestins et ses insectes lumineux projetés sur des façades d'eau, dans un mémorable parfum de jasmin.

Frédéric Crouzet