Le président de Lyon-II tente de dissiper le malaise

Caroline Girardon

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Une assemblée générale, voulue par la direction, est prévue ce lundi à Lyon-II, sur le campus des berges.
Une assemblée générale, voulue par la direction, est prévue ce lundi à Lyon-II, sur le campus des berges. — C. Girardon / 20 Minutes

Trois vice-présidents qui démissionnent en moins de deux mois, des bagarres qui éclatent en marge d'un congrès élargi et des CRS qui interviennent de façon musclée… L'université Lyon-II, qui a connu une importante période d'agitation ces dernières semaines, s'apprête à vivre une fin d'année déterminante. Ce lundi, une assemblée générale voulue par la direction de l'établissement se tiendra sur le campus des berges du Rhône afin de présenter aux étudiants les orientations à venir. Une autre est prévue mercredi à Bron. Mais les échanges risquent d'être tendus car les étudiants de plus en plus mobilisés, réclament l'abrogation de la loi Fiorasio, imposant aux établissements de se rapprocher. La loi souhaite la mise en place de la CUE, communauté d'université d'établissement, regroupant toutes les universités et grandes écoles d'une même région. «La fusion va engendrer la suppression de certaines filières afin d'éviter les doublons, se désole Florent, l'un de représentants de FSE. On a déjà l'impression que l'enseignement supérieur fait une sélection sociale et cela va se poursuivre.» «On peut voter non et rester repliés sur nous. De toute façon, la loi s'appliquera à nous, répond à ses détracteurs, Jean-Luc Mayaud, président de l'université Lyon-II désireux de ramener le calme. Le préfet en Rhône-Alpes a précisé que seuls les établissements appartenant à la CUE seraient éligibles au contrat de plan Etat-Région.» Et bénéficieraient ainsi de subventions. Par ailleurs, l'université a assuré pouvoir reconstituer une équipe présidentielle avant la fin de l'année.