Queyranne contre Gollnisch : vers la relaxe

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Il a de nouveau été question des propos controversés de Bruno Gollnisch sur les cham-bres à gaz, hier, au tribunal correctionnel de Lyon. Le procureur de la République a requis la relaxe de Jean-Jack Queyranne, président PS de la région Rhône-Alpes, poursuivi en diffamation par Bruno Gollnisch, numéro deux du Front national. Le 14 octobre 2004, trois jours après les déclarations de l'élu FN sur la Shoah, Jean-Jack Queyranne avait lu en assemblée plénière un texte approuvé par tous les groupes politiques, sauf le FN. Le patron de la région y condamnait « des propos clairement négationnistes et à forte connotation raciste ».

Au terme d'une instruction très critiquée hier à la barre, les six présidents de groupe (PC, PS, PRG, Verts, UDF et UMP) avaient été aussi mis en examen. Face au tribunal, Jean-Jack Queyranne a maintenu « l'intégralité » de ce texte. « J'ai porté plainte car on ne m'a pas laissé m'exprimer », a indiqué Bruno Gollnisch. Le jugement a été mis en délibéré au 18 janvier.

F. C. et C. B.