20 Minutes : Actualités et infos en direct
«Il faut que l'Etat m'aide»

«Il faut que l'Etat m'aide»

Pierre Millet Le PDG de l'usine SITL en appelle aux pouvoirs publics
Le PDG Pierre Millet.
Le PDG Pierre Millet.  - P. Fayolle / Sipa
Recueillis par Caroline Girardon

Recueillis par Caroline Girardon


Après le dépôt de bilan de FagorBrandt, Pierre Millet, PDG de l'usine SITL, à Gerland, en appelle aux pouvoirs publics. Le site, en pleine reconversion, vivait encore largement de la production de machines à laver.


Quel espoir avez-vous aujourd'hui de sauver le site de Gerland ?

Il y a des solutions pour le sauver, des solutions qui permettraient de sauvegarder la totalité des emplois. Accélérer la reconversion et mettre des moyens commerciaux en est une. Il faut désormais que l'Etat m'aide à trouver le consortium suffisant pour qu'il y ait des investisseurs extérieurs, un peu de financement public, des subventions, etc. Ça coûte moins cher que mettre 409 personnes au chômage.


L'état vous avait promis 4 millions d'euros en 2011, que vous n'avez jamais reçus. Qu'en est-il ?

Cet argent était justement destiné au développement commercial. C'est vrai qu'on n'en a pas eu besoin au début. Mais aujourd'hui, avec le dépôt de bilan de Fagor, il est encore plus important. Tout le monde sait bien que ce n'est pas Fagor qui a la solution pour sauver l'emploi. Et la réindustrialisation du site de Lyon était l'une des solutions. Je n'ai qu'un seul regret, c'est de ne pas avoir entamé cette réindustrialisation un an et demi plus tôt.


Si vous aviez obtenu cette somme à l'époque, est-ce que cela aurait permis de sauver définitivement le site ?

Définitivement, non. En revanche, le risque serait très largement diminué. On aurait pu mettre en place la force commerciale qui était prévue. Je prends un exemple. Aujourd'hui, on a quatre véhicules de démonstration. Il nous faudrait à minima une vingtaine de véhicules. Il faut savoir si l'on veut susciter des envies ou pas. Il nous faut des commerciaux, ne pas en embaucher trois mais dix ; il faut faire des salons toutes les semaines. C'est indispensable. Il arrive un moment où ne peut pas faire de l'or avec du plomb.


Vous restez optimiste ?

Oui car il y a encore des issues. Mais tout ne dépend pas de moi.