L'OL en maître des lieux

A Saint-Etienne, Cyrille Pac

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Malgré l'absence de ses supporters à Saint-Etienne pour le derby, l'OL se sent comme chez lui à Geoffroy-Guichard. Les hommes de Rémi Garde y ont en effet signé, dimanche, une sixième victoire de suite en championnat (sept en y ajoutant la Coupe de la Ligue). L'an prochain, cela portera donc à vingt ans l'invincibilité des Lyonnais dans le Chaudron.

Selon Garde, «la victoire s'est dessinée jeudi»


Pour réussir à se sortir d'une rencontre dont ils n'étaient pas les favoris, les coéquipiers de Maxime Gonalons (bien présent dès le coup d'envoi) ont présenté le visage d'une équipe unie, solide à défaut d'être brillante, pour mieux protéger le novice, le gardien Mathieu Gorgelin. L'entraîneur lyonnais pouvait d'ailleurs se réjouir d'avoir réussi son pari après avoir fait largement tourner son effectif en Ligue Europa trois jours plus tôt. «La victoire s'est dessinée jeudi, a-t-il souligné. On a dit beaucoup de choses mais je pense toujours que c'était la meilleure solution. Mon groupe se sent mieux, les blessés reviennent. Il faut savourer cette victoire tout en restant humble.» Ce succès n'a pas été obtenu facilement. Après une première mi-temps cadenassée, les Gones ont su ouvrir la marque par Lacazette avant de souffrir le reste de la seconde période. Mais l'égalisation, méritée, de Hamouma n'a pas suffi à faire craquer des Olympiens, aidés également par la barre transversale. Comme souvent dans un derby, l'OL a su attendre les arrêts de jeu pour plier la rencontre grâce aux entrants Yoann Gourcuff et Jimmy Briand. Les supporters stéphanois pouvaient alors siffler l'OL et leur propre équipe. Comme une vieille habitude…

■ L'écharpe de la discorde

Pour avoir accroché une écharpe de l'OL dans les buts où Mathieu Gorgelin s'échauffait avant la rencontre, l'entraîneur des gardiens Joël Bats a provoqué la colère des supporters stéphanois de la tribune Sud. Ceux-ci ont envoyé des projectiles sur le terrain avant qu'une poignée d'entre eux ne tente de pénétrer sur la pelouse. Il a fallu l'intervention des stadiers et du coprésident de l'ASSE, Roland Romeyer, pour calmer les esprits.