Retour aux sources pour Sidney Govou à l'OL

Stéphane Marteau

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Govou alors à l'OL, en mai 2010.
Govou alors à l'OL, en mai 2010. — Fayolle / Sipa

«J'aurais pu rester toute ma carrière à Lyon. Ça ne s'est pas fait et je suis bien content d'être partie. » Ainsi s'exprimait Sidney Govou dans un entretien qu'il nous avait accordé en juin 2011 au moment de la sortie de son autobiographie. L'ancien attaquant international (49 sélections) n'imaginait pas à l'époque revenir un jour à l'OL où il s'est construit durant onze ans (1999-2010) l'un des plus beaux palmarès du football français.

« Il peut galvaniser le groupe »


C'est pourtant bien au sein de son club formateur que Sidney Govou a entrepris il y a quelques semaines d'achever sa rééducation, six mois après avoir été victime d'une rupture du tendon rotulien alors qu'il portait le maillot de l'Evian-TG. Désormais libre de tout contrat, Govou pourrait boucler la boucle si Rémi Garde estime que son apport peut s'avérer bénéfique à un groupe en difficulté. C'est pourquoi l'homme aux 412 matchs disputés avec l'OL (77 buts) va s'entraîner avec la réserve à partir de ce mardi. « Je ne suis pas surpris que Sidney ait encore envie de jouer et de pratiquer son métier à 34 ans, témoigne Jean-Marc Chanelet, son ancien partenaire à Lyon durant trois saisons (2000-2003). Il n'y a qu'en France qu'on considère un joueur de son âge comme étant vieux. Reste maintenant à savoir si son corps tient toujours et s'il peut retrouver un niveau qui lui permettrait d'intégrer le groupe pro. En revanche, il n'y a pas de doute à avoir sur son état d'esprit et sa mentalité. Il peut galvaniser le groupe. »

Car en dépit d'une réputation de fêtard qu'il n'a jamais reniée, Sidney Govou n'a jamais triché sur un terrain. « Il s'est toujours donné à fond, à l'entraînement comme en match, confirme Jean-Marc Chanelet. En ce sens, il peut être un exemple pour les plus jeunes même si ce n'est pas un grand bavard. »