Dominique Perben las des aléas de Léa

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Tensions sur la ligne. Hier en fin de journée, le nouveau tramway Léa a effectué son premier voyage de la Part-Dieu (3e) vers Meyzieu avec à son bord les représentants du monde politico-économique. Mais nul représentant de l'Etat. Invité au titre de vice-président du conseil général du Rhône, et non en tant que ministre des Transports, Dominique Perben (UMP) a boudé la cérémonie. Tout comme le préfet Jean-Pierre Lacroix. « La tradition républicaine n'est pas respectée dans cette ville », a déploré hier Dominique Perben, candidat à la mairie de Lyon, visant Gérard Collomb, président PS du Grand Lyon et Bernard Rivalta, président PS du Sytral (autorité organisatrice des transports). « Il y a des limites. Je suis invité dans de nombreuses villes de France pour inaugurer des lignes de tramway, comme à Paris ou Clermont-Ferrand, dont les maires sont socialistes. »

Dominique Perben estime sa présence justifiée, au vu des 20 millions d'euros investis par son ministère dans la construction de Léa. Mais le Sytral affirme ne pas encore avoir reçu un euro de l'Etat. En 2004, Bernard Rivalta avait étudié une action en justice contre l'Etat qui avait promis 100 millions d'euros pour le développement des transports. Plusieurs projets du Sytral avaient dû être reportés en raison de l'absence de ces financements.

Frédéric Crouzet

Le mouvement de grève lancé par les syndicats lors de l'inauguration de Léa a été suivi dans les TCL : 20 % des bus, 30 % des tramways et 60 % des métros ont circulé hier.