Le conflit s'enlise dans les cantines de Villeurbanne

Elisa Riberry

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La grève dure depuis jeudi dernier.
La grève dure depuis jeudi dernier. — C. Villemain / 20 minutes

Les écoliers villeurbannais risquent d'être privés de plats chauds au déjeuner toute la semaine. Après quatre jours d'action, les agents municipaux des restaurants scolaires ont reconduit leur grève mardi en assemblée générale. Malgré les différentes réunions de négociation engagées dès la semaine dernière, les agents grévistes et la municipalité n'ont pas réussi à trouver de terrain d'entente. Pire, le mouvement lancé à l'origine par les responables faisant la liaison entre les cantines et la cuisine centrale, s'est étendu aux personnels assurant le service et l'entretien dans les écoles.

Pique-nique au déjeuner


Ces agents, soutenus par la CGT, réclament notamment des hausses d'effectifs et de salaires. «Nous sommes prêts à discuter des effectifs de remplacements et de créations de postes. Mais aussi à améliorer la formation des agents », précise Eric Grignard, directeur général des services de la Ville de Villeurbanne. En revanche, la mairie n'envisage pas de revalorisation salariale immédiate pour ces agents et a conditionné toutes ses propositions à la suspension de la grève. Un point qui explique sans doute la détermination des agents, injoignables mardi, à poursuivre leur mouvement. Dans les écoles, ce bras-de-fer devrait empêcher d'assurer les repas dans 21 des 24 restaurants de la commune, jeudi et vendredi. Dans les établissements concernés, les parents ont été autorisés par la mairie à fournir un pique-nique à leurs enfants. Un moindre mal…

■ Service minimum

Le candidat UMP-UDI à la mairie de Villeurbanne Jean-Wilfried Martin a déploré que les familles soient prises en otage et a promis, en cas de victoire en 2014, d'instaurer un service minimum dans les cantines.