Les salariés de Kem One seront fixés le 12 décembre

Caroline Girardon

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Les salariés ont manifesté.
Les salariés ont manifesté. — J. Pachoud / AFP

Mauvais présage ou signal encourageant ? Le tribunal de commerce de Lyon, qui devait examiner jeudi après-midi les trois offres de reprise de Kem One, a prolongé une nouvelle fois la période de redressement judiciaire de la société. Il a cependant annoncé qu'il tranchera le 12 décembre.

Réunir une table ronde


En préambule de l'audience, plusieurs centaines de salariés ont battu le pavé brandissant banderoles et fumigènes. «Cela fait deux ans que nous sommes sous pression, réagit Jérôme Guillemin, délégué CGT. La situation commence à être longue, elle devient difficile à supporter.»

Sur les trois offres déposées auprès du tribunal de commerce, deux émanent de sociétés d'investissement et la troisième a été formulée par la CGT, qui garde espoir. «On a le sentiment que le projet que l'on porte est considéré comme sérieux, déclare Jérôme Guillemin. Ce délai va nous laisser un peu de temps pour réunir une table ronde et convier tous les acteurs du dossier (Arkéma, EDF, Total etc) pour qu'ils acceptent de rentrer au capital de la société.» «Cette période va permettre d'une part la consultation des créanciers, et d'autre part de lever les conditions suspensives de la période d'observation», rajoute de son côté Kem One. «Sans avoir d'a priori, les autres dossiers semblent un peu vides, poursuit Jérôme Guillemin. On a l'impression qu'ils imaginent gagner beaucoup d'argent et l'on craint qu'ils ne revendent ensuite la boîte pour faire des plus-values.»

■ Numéro trois

Troisième producteur européen de PVC avec un chiffre d'affaires d'un milliard d'euros, Kem One emploie 1 300 personnes en France. Elle possède sept sites industriels dont celui de Saint-Fons et Balan (Ain).