Les cantines scolairesà plein régime à la rentrée

Elisa Riberry

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La cantine scolaire de l'école Moulin à Vent de Vénissieux (archives).
La cantine scolaire de l'école Moulin à Vent de Vénissieux (archives). — C/ Villemain / 20 minutes (archive)

La galère tant redoutée par les parents pour la rentrée n'aura pas lieu… Après des mois de conflit et une fin d'année scolaire marquée par une grève de deux semaines dans les cantines scolaires, la CGT et l'Intersyndicale (CFTC, Unsa, Sud) de la Ville de Lyon ont levé jeudi leurs préavis courant dès le 2 septembre. «C'est plutôt une suspension. Le maire a fait preuve d'une réelle volonté d'avancer et de bien démarrer la rentrée. Mais nous serons attentifs et nous ne lâcherons pas», prévient d'emblée Richard Delauzun, de la CGT.

Les agents vigilants


Pour calmer les agents, mobilisés pour obtenir des personnels remplaçants, le maire PS Gérard Collomb s'est engagé à recruter. Les 90 temps partiels, mi-temps et CDD acquis par les syndicats lors des conflits de 2010 et 2012 seront pérennisés. Selon le protocole d'accord signé jeudi par la CGT et la mairie, auquel doit adhérer ce vendredi l'Intersyndicale, 31 postes (titulaires et contractuels) doivent être créés pour remplacer les absences de courte et longue durée. Une avancée pour les agents, qui, échaudés par les mouvements précédents, n'en restent pas moins vigilants. «Ils n'ont plus confiance en l'administration. Ils ne veulent pas signer un chèque en blanc. Si les engagements ne sont pas tenus ou insuffisants, ils repartiront dans l'action», indique Filomène Pitinzano, de l'Intersyndicale. «Si le maire ne tient pas ses promesses, il aura droit à une nouvelle grève», ajoute la CGT. Un scénario que préférera sans doute éviter Gérard Collomb à l'approche des élections municipales.

■ Du monde à table

L'an passé, 23 000 repas quotidiens étaient servis dans les 125 cantines de Lyon (19 000 en 2010). Un chiffre qui comme, chaque année, devrait encore progresser en cette rentrée.