Yassine Benzia: «Nous sommes probablement les seuls à croire l’exploit possible»

INTERVIEW Le jeune attaquant de l’OL se confie avant d’affronter la Real Sociedad...

Propos recueillis par Stéphane Marteau

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A 18 ans, l'attaquant lyonnais Yassine Benzia affiche une assurance déconcertante.

Comment abordez-vous ce match retour à San Sebastian ?
Nous sommes probablement les seuls à croire l’exploit possible. Comme nous n’avons pas de pression particulière, j’espère que nous jouerons relâcher. Si nous inscrivons un but assez rapidement ou à n’importe quel moment du match sans en encaisser, les Espagnols seront alors sous pression.

L’Espagne vous avait jusqu’à présent plutôt bien réussi…
C’est vrai qu’avec l’équipe de France U19, nous les avons battus cet été à l’Euro (2-1 a.p. en demi-finale). C’est toujours un calvaire de jouer contre des équipes espagnoles car elles vous obligent à courir beaucoup. Leur philosophie de jeu m’impressionne.

Comment jugez-vous votre début de saison ?
Plutôt bon. Ca m’a fait du bien d’inscrire mon premier but en L1 (à Sochaux). Mais on n’a pas encore vu le vrai Yassine. Je peux faire beaucoup mieux.

Pensez-vous payer le contrecoup de l’Euro U19 ?
Physiquement, ce n’est pas facile, car je n’ai pas coupé durant l’été. Mais il y a d’autres critères…

Comme celui de ne pas évoluer dans l’axe, à votre poste de prédilection ?
Aussi…

Néanmoins, pensez-vous avoir changé de statut cette saison ?
Non. C’est vrai que le coach m’a plusieurs fois fait confiance en me titularisant, mais je suis toujours un jeune qui doit prouver au jour le jour.

Redoutez-vous de voir votre temps de jeu diminuer dans l’hypothèse d’une réintégration de Gomis ?
Non. Si Bafé doit revenir ou si un attaquant doit nous rejoindre avant la fin du mercato, il y aura de la concurrence et le coach fera jouer le meilleur.

Quel regard portez-vous sur votre parcours à l’OL ?
Je suis content de mon évolution. Je franchis les étapes les unes après les autres et je n’ai pas le sentiment que les choses aillent trop vite ou pas assez. Pour moi, le foot n’a pas d’âge, surtout quand vous aspirez à devenir un grand joueur.

Vous semblez être très sûr de vous…
J’ai toujours eu confiance en moi. Pourtant, peu de personnes croyaient en moi, car j’ai longtemps grandi dans l’ombre de mon frère (Farid, qui évolue à la Duchère) qui avait davantage de qualités.