Feyzin, bonne élève de la rentrée

Elisa Riberry

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Vincent Peillon et Valérie Fourneyron, ministres de l'Education et de la Jeunesse à l'école Brassens de Feyzin, mardi.
Vincent Peillon et Valérie Fourneyron, ministres de l'Education et de la Jeunesse à l'école Brassens de Feyzin, mardi. — C. Villemain / 20 minutes

Ala rentrée, Feyzin fera figure d'exception dans le Rhône. Mais mardi, c'est de vitrine dont cette commune de 10 000 habitants a servi au ministre de l'Education, Vincent Peillon, venu apprécier à la nouvelle école Georges-Brassens la préparation de la semaine à quatre jours et demi. Une organisation qui sera effective dès mardi dans les cinq groupes scolaires de la ville, l'une des quatre du Rhône (sur 288) à engager la réforme cette année. «Nous avons travaillé sur les nouveaux rythmes depuis janvier avec les enseignants, les associations socioculturelles et les parents pour être attentifs à leurs attentes et leurs craintes», a indiqué le maire PS de Feyzin, Yves Blein.

Programme alléchant


Et sur le papier, le programme de la semaine à quatre jours et demi (avec mercredi matin en classe) est alléchant. Après le temps scolaire, soit dès 15 h 45 (16 h 30 auparavant) et jusqu'à 18 h, des ateliers éducatifs (arts, sports, vidéo…). et des séances d'aides aux leçons seront proposées. Dès le CP, les enfants pourront suivre des parcours « découverte » en dehors de l'établissement, composés de 48 activités, comme le cirque, le poney, le hip-hop ou la pêche…. A Feyzin, l'accès au périscolaire coûtera 1 € par enfant aux familles. Une quasi-gratuité encouragée par Vincent Peillon, qui a salué devant les profs, animateurs et parents «le courage» et le travail accompli pour lancer la réforme dès la rentrée. «Vous allez avoir du meilleur temps scolaire et une offre éducative périscolaire gratuite à laquelle beaucoup n'auraient pas eu droit», a-t-il déclaré, rappelant qu'un quart des écoliers ont aujourd'hui accès aux centres aérés.

■ Des activités pas forcément gratuites

A Feyzin, la mairie a choisi d'assumer «au nom de l'éducation des enfants» les 100 000 € que va coûter la réforme, une fois les aides de la CAF et de l'Etat déduites. Le périscolaire sera donc gratuit. D'autres communes, elles, ont fait le choix de faire participer les familles, à petits prix. «Mais je recommande aux uns et aux autres la gratuité, a indiqué Vincent Peillon. Car l'Etat et la Caisse nationale d'allocations familiales ont donné des fonds.»