Le LOU ne fanfaronne pas à l'heure de la reprise

Stéphane Marteau

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Promu manager du LOU, Tim Lane, entouré d'une partie de ses joueurs, a dirigé lundi sa première séance.
Promu manager du LOU, Tim Lane, entouré d'une partie de ses joueurs, a dirigé lundi sa première séance. — C. Villemain/20 Minutes

Le LOU a tiré les leçons du précédent exercice achevé au 8e rang de la Pro D2. Echaudés par ce résultat, les dirigeants du club se gardent désormais d'annoncer des objectifs ambitieux contrairement à l'an dernier où, fort d'un recrutement clinquant, symbolisé par les arrivées de Sébastien Chabal et de Lionel Nallet, ils avaient clamé haut et fort leur intention de remporter le titre. «La montée en Top 14 reste un objectif, mais on ne peut pas certifier qu'on va y arriver cette année. Notre volonté est de faire mieux que la saison dernière et de jouer le haut du tableau», a martelé Yann Robert. Pour succéder à Xavier Sadourny, le président du LOU a confié les rênes de l'équipe à Tim Lane, qui sera épaulé par Olivier Azam et David Ellis (attendu début juillet).

Le manager australien a dirigé lundi sa première séance. Et il ne cache pas qu'il a du pain sur la planche. «Dix semaines nous séparent de notre premier match amical et nous avons beaucoup de travail devant nous. Beaucoup de choses vont changer, notamment le style de jeu», a-t-il annoncé. Celui qui était adjoint de Rod McQueen lors de la victoire des Wallabies au Mondial 1999 prône un rugby offensif. «J'aime les équipes qui attaquent et qui essayent de développer du beau jeu», souligne-t-il. D'où le recrutement de trois joueurs spécialistes du rugby à 7, l'ailier kenyan Willy Ambaka, l'arrière néo-zélandais Toby Arnold et son compatriote, l'ouvreur Lachie Munro. «C'est mon choix. Mais je pense qu'ils peuvent apporter beaucoup à l'équipe», déclare Tim Lane qui rappelle que «beaucoup de All Blacks évoluaient auparavant à 7.»