L'avenir de la ligne s'inscrit en pointillé

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L'Usine Nouvelle a jeté un pavé dans la mare en publiant, mardi, des pans du rapport de la commission Mobilité 21, chargée de passer au crible 70 projets d'infrastructures. Selon l'hebdomadaire, la ligne à grande vitesse Lyon-Turin serait «repoussée aux calendes grecques». D'après une source bien informée, «la commission n'a pas mandat pour se prononcer sur la section internationale – le tunnel de 57 km entre Saint-Jean-de-Maurienne et Suse. Si on s'engage là-bas, ça obère le financement de tous les autres projets jusqu'en 2030.» «La commission avance deux scénarios qui préconisent chacun de reporter au-delà de 2030 le contournement ferré de l'agglomération lyonnaise et les accès français au tunnel», poursuit-elle. Eliane Giraud, vice-présidente de la Région, et Réseau Ferré de France refusent de «réagir à des rumeurs et attendent la présentation du rapport au gouvernement, mercredi prochain».

A Grenoble, Manuel Pavard